Après l’explosion qui a coûté la vie à trois personnes à Hamile, dans le district de Lambussie, le député Titus K. Beyuo exige la suppression totale du couvre‑feu imposé par les autorités. Il estime que la mesure, qui visait à contenir les troubles, pèse désormais trop lourdement sur la vie quotidienne des habitants.
Explosion du 3 novembre à Hamile et ses conséquences immédiates
Le 3 novembre, une patrouille du Service d’immigration ghanéen a intercepté un individu transportant une charge sur une tricycle sur un itinéraire non autorisé. L’homme a tenté de fuir, la charge a explosé, tuant le transporteur, blessant deux agents, dont l’un est décédé par la suite. Au total, trois morts et plusieurs blessés ont été recensés, plongeant la communauté frontalière dans le choc.
Le député Titus Beyuo demande la levée totale du couvre‑feu
Dans une déclaration urgente au Parlement le 5 novembre, le professeur Titus K. Beyuo a rappelé que le couvre‑feu, instauré le jour même de l’explosion, avait servi à rétablir le calme. Après des consultations avec les chefs traditionnels, les leaders d’opinion et d’autres parties prenantes, il estime que la situation est revenue à la normale et que la restriction pèse désormais « de façon insupportable » sur les activités quotidiennes de ses concitoyens. Il a donc sollicité la suppression complète du couvre‑feu.
Réduction partielle du couvre‑feu par le ministère de l’Intérieur
Le même jour que l’appel du député, le ministère de l’Intérieur, sur avis du Conseil national de sécurité, a modifié les horaires du couvre‑feu : de 18 h–5 h à 22 h–4 h. Cette décision vise à alléger les contraintes tout en maintenant une présence sécuritaire. Le gouvernement a toutefois maintenu l’interdiction totale de possession d’armes à feu, de munitions et d’armes offensives dans la zone, sous peine d’arrestation et de poursuites.
Soutien aux familles touchées et appel à une enquête approfondie
Le député a indiqué s’être rendu à Hamile le 4 novembre avec des agents de sécurité pour rencontrer les familles affectées. Il a pris en charge les frais médicaux des blessés et a promis un accompagnement continu aux proches des victimes. Parallèlement, il a exhorté les agences de sécurité à accélérer l’enquête afin de déterminer les causes exactes de l’explosion et de proposer des mesures préventives pour les communautés frontalières. Il a salué l’intervention du ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed‑Mubarak, qui, selon lui, a contribué à contenir la crise.