Le député d'Akwatia, Bernard Baidoo, a exprimé sa vive préoccupation face aux tensions persistantes entre le Bureau du Procureur spécial (OSP) et le bureau du Procureur général au Ghana. Il appelle ces deux institutions clés à privilégier la collaboration au détriment des querelles institutionnelles, afin de ne pas compromettre la crédibilité de la lutte contre la corruption dans le pays.
Une cohésion institutionnelle fragilisée
Les récentes divergences entre le Bureau du Procureur spécial et le Procureur général, notamment illustrées par des prises de position contradictoires dans le dossier du projet de logements sociaux ASKA, inquiètent la classe politique. Pour Bernard Baidoo, ces frictions donnent l'impression d'une absence de stratégie commune, ce qui risque d'affaiblir la confiance des citoyens envers les organes de contrôle. Le député souligne que ces désaccords publics valident, à ses yeux, les craintes initiales de certains observateurs sur la structure constitutionnelle de l'OSP.
La corruption comme unique adversaire
Lors d'une intervention médiatique, le parlementaire a rappelé que le Procureur général ne doit en aucun cas être perçu comme un opposant par le Procureur spécial. Selon lui, l'énergie déployée dans ces disputes institutionnelles devrait être exclusivement consacrée à la poursuite des dossiers de corruption. Il insiste sur le fait que l'ennemi commun reste la corruption elle-même, et non les autres acteurs de l'appareil judiciaire. Cette posture vise à recentrer les missions de chaque entité sur les attentes de la population ghanéenne, qui réclame des résultats tangibles.
L'impératif de résultats pour le pays
Le Bureau du Procureur spécial bénéficie d'un soutien bipartisan et populaire important depuis sa création, une légitimité que l'institution doit désormais transformer en succès judiciaires. Bernard Baidoo exhorte le Procureur général, en sa qualité d'autorité juridique principale, à prendre l'initiative de résoudre ces différends. L'enjeu est de taille : il s'agit de démontrer que l'État est capable d'agir de manière unie et cohérente. Pour le député, la multiplication des communiqués contradictoires et des conférences de presse divergentes ne fait qu'alimenter le sentiment d'un désordre administratif préjudiciable à l'intérêt général.