Les affrontements violents survenus le 2 septembre 2026 entre les élèves des lycées Okuapeman (OKUASS) et Mount Sinai, dans la municipalité d'Akuapem Nord, ont conduit à la fermeture indéfinie des deux établissements. Face à l'ampleur des destructions matérielles et aux blessures infligées, les autorités locales réclament une réponse judiciaire ferme plutôt qu'une simple médiation administrative.
Une escalade de violence aux conséquences matérielles lourdes
Les violences, qui ont éclaté aux alentours de 2 heures du matin, ont causé des dégâts considérables. À Okuapeman SHS, le studio d'arts visuels, un bureau d'enseignants et sept salles de classe ont été ravagés par les flammes, entraînant la destruction de certificats et de documents d'examen. Le bilan humain fait état de six élèves blessés, pris en charge par les services hospitaliers. À proximité, le lycée Mount Sinai a également subi des dégradations, notamment l'incendie d'un magasin et des sanitaires masculins.
La fermeté judiciaire comme réponse à l'impunité
Samuel Awuku, député de la circonscription d'Akuapem Nord, a qualifié ces actes de « barbares » et a plaidé pour une requalification pénale des faits. Selon lui, la responsabilité ne doit pas incomber uniquement aux institutions scolaires ou à l'assemblée locale. Il insiste pour que les élèves impliqués subissent les conséquences légales de leurs actes et que les parents soient tenus financièrement responsables des dommages causés aux infrastructures publiques.
La fin d'une rivalité sportive devenue incontrôlable
Si une rivalité historique existait entre les deux établissements, celle-ci se limitait jusqu'alors à des compétitions sportives ou académiques. La proximité géographique des deux écoles, séparées par une simple limite sans mur d'enceinte, n'avait jamais empêché une gestion cordiale entre les directions. Toutefois, le basculement vers une violence physique extrême a contraint le Conseil de sécurité de la région de l'Est (REGSEC) à ordonner la fermeture temporaire des sites. Alors que le calme est revenu grâce à l'intervention des forces de police, les autorités appellent désormais les familles à engager un dialogue nécessaire sur la gravité des faits et le respect du bien public.