Le député de la circonscription d'Abuakwa South, Dr Kingsley Agyemang, a qualifié la décision du gouvernement ghanéen de permettre aux élèves de choisir leur lycée après la publication des résultats du BECE de « démarche rétrograde ». Il a souligné que cette mesure aggrave les difficultés de placement et a appelé à une révision du processus.
Une décision gouvernementale contestée
Le 7 septembre, lors de l’émission The Pulse de JoyNews, le Dr Agyemang a rappelé que le ministère de l’Éducation avait récemment modifié la règle de placement : les candidats peuvent désormais sélectionner les établissements d’enseignement secondaire uniquement après avoir reçu leurs notes du Basic Education Certificate Examination (BECE). Selon le parlementaire, cette modification était attendue depuis longtemps, mais elle n’a pas été accompagnée d’une adaptation du système de répartition.
Des conséquences immédiates sur le placement des élèves
Selon le député, le nouveau dispositif a entraîné une ruée massive vers les lycées de catégorie A, jugés les plus compétitifs. Cette concentration a laissé un « nombre considérable » d’élèves sans place dans les établissements qu’ils avaient choisis, créant ainsi un problème de grande ampleur pour les parents et les candidats. Le parlementaire a souligné que le taux de non‑placement était nettement supérieur à celui observé lors du précédent exercice, déjà qualifié de « chaotique ».
Appel à une réforme du système de catégorisation
Dr Agyemang a expliqué que le problème découle en partie de la catégorisation des écoles, qui crée une hiérarchie entre les établissements. Il a proposé que, pour que le processus soit réellement équitable, les lycées ne soient plus classés et que chaque institution bénéficie d’une chance égale d’être sélectionnée par les élèves. Cette approche, selon lui, aurait permis d’éviter la surcharge des établissements les plus prisés et de mieux répartir les effectifs.
Perspectives et réactions des parents
Le député a rappelé qu’il avait averti les autorités des risques liés à la nouvelle règle, avertissements qui, selon lui, ont été ignorés. Face à l’engorgement du système, les parents et les candidats cherchent actuellement des solutions alternatives, notamment en révisant leurs listes de choix ou en sollicitant des places dans des écoles moins demandées. Le parlementaire a conclu en appelant le gouvernement à revoir le processus de sélection et de placement afin d’aligner les souhaits des élèves avec les places réellement disponibles, tout en repensant la catégorisation des établissements.