Le député Alhassan Tampuli dénonce une prise de position politique du président de la Cour suprême ghanéenne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
Le député Alhassan Tampuli dénonce une prise de position politique du président de la Cour suprême ghanéenne

La sortie médiatique du président de la Cour suprême du Ghana, Paul Baffoe-Bonnie, suscite une vive polémique au sein de la classe politique. Le député de Gushegu, Alhassan Tampuli, accuse le haut magistrat de partialité après que ce dernier a publiquement comparé la performance des institutions étatiques sur les huit dernières années.

Une remise en cause de la neutralité judiciaire

Lors d'une visite au Fonds d'investissement des revenus miniers (MIIF) le 2 septembre, le président de la Cour suprême a salué les progrès réalisés par certaines entreprises publiques sous l'administration actuelle. Il a notamment exprimé son étonnement quant à la gestion du pays au cours des huit dernières années, suggérant une rupture positive avec les pratiques antérieures. Pour Alhassan Tampuli, ces propos sont inappropriés pour un garant de l'institution judiciaire, dont la neutralité est le socle de la confiance citoyenne.

Le risque d'un biais dans les futurs contentieux

Le député de Gushegu souligne un enjeu institutionnel majeur : la nature des fonctions du président de la Cour suprême. Dans un système démocratique, les différends politiques sont fréquemment arbitrés par les tribunaux. En affichant une préférence pour l'agenda de l'administration en place, le magistrat s'expose, selon le parlementaire, à une perte de crédibilité. Alhassan Tampuli craint que cette prise de position ne soit perçue comme un alignement politique, rendant difficile l'exercice d'une justice impartiale en cas de litige électoral ou constitutionnel.

L'exigence de retenue pour les hauts magistrats

Alhassan Tampuli a vivement réagi à la rhétorique employée par Paul Baffoe-Bonnie, s'interrogeant sur la vision historique du président de la Cour suprême. En demandant si le Ghana n'existait qu'à travers le prisme des huit dernières années, le député pointe du doigt une lecture sélective et partisane de l'histoire administrative du pays. Il appelle désormais l'opinion publique à la vigilance, insistant sur le fait que la préservation de l'indépendance de la magistrature est une condition sine qua non pour maintenir la stabilité politique et la séparation des pouvoirs au Ghana.

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