Le Département des services correctionnels sud-africain a procédé à l'arrestation immédiate de Wandile Nsibande, un individu sous liberté conditionnelle lié au groupe anti-immigration March and March. Cette interpellation est survenue alors même que l'intéressé venait d'obtenir une libération sous caution dans le cadre d'une affaire de violences publiques.
Une arrestation en sortie d'audience
Wandile Nsibande a été appréhendé par les autorités à la sortie du tribunal de première instance de Durban. Il avait été arrêté la semaine précédente en compagnie de deux autres personnes, sous le coup d'accusations de violence publique et d'incitation à la violence, en lien avec des manifestations anti-immigration récentes dans la ville. Bien que le tribunal ait fixé sa caution à 1 000 rands, le Département des services correctionnels est intervenu pour le placer en détention avant qu'il ne puisse quitter les lieux.
Le non-respect des conditions de liberté conditionnelle
L'individu purgeait une peine sous surveillance d'État depuis avril 2022, après une condamnation initiale pour enlèvement et vol prononcée en 2009. Sa période de liberté conditionnelle devait théoriquement s'étendre jusqu'en 2034. Selon Singabakho Nxumalo, porte-parole du Département des services correctionnels, toute inculpation pénale ou violation des conditions imposées entraîne automatiquement une détention d'au moins 48 heures. Durant ce laps de temps, une commission des libérations conditionnelles doit se réunir pour réévaluer le statut de l'individu et décider de la suite de sa peine.
Clarifications sur les mandats d'arrêt
Parallèlement à cette affaire, le parquet national (NPA) a formellement démenti l'existence de mandats d'arrêt visant Jacinta Ngobese-Zuma, leader du mouvement March and March, ainsi que son époux, Xolani Zuma. Cette mise au point intervient après la diffusion d'un communiqué par le groupe militant affirmant, à tort, que de tels mandats avaient été émis à l'encontre du couple. La situation judiciaire des membres de cette organisation reste un point de vigilance pour les autorités locales face aux tensions sociales observées à Durban.