La 11e édition des Journées d'excellence scolaire et académique de la Mifi (Jesam) a marqué un tournant dans la valorisation du mérite éducatif au Cameroun. En distribuant vingt millions de francs CFA sous forme de bourses, de matériel informatique et de fournitures, cette initiative portée par le Pr Pascal Nguihé Kanté ambitionne de transformer durablement les standards de réussite scolaire dans la région de l'Ouest.
Une dotation financière au service de la performance
Lors de la cérémonie présidée par le gouverneur de la région de l'Ouest, Augustine Awa Fonka, plus de 400 élèves ont été distingués pour leurs résultats académiques. La structure des récompenses, allant de 10 000 à 100 000 francs CFA selon les mentions obtenues, témoigne d'une volonté de quantifier la qualité de la réussite. Outre les enveloppes financières, les lauréats ont bénéficié de tablettes numériques et de kits scolaires complets, visant à faciliter leur accès aux outils pédagogiques modernes.
Valoriser les filières scientifiques chez les jeunes filles
Une attention particulière a été portée à la promotion des carrières scientifiques. Le programme a instauré des prix spécifiques pour les « Miss mathématiques » par cycle d'enseignement. Cette mesure vise à corriger les disparités de genre dans les filières technologiques et scientifiques, un enjeu majeur pour le développement des compétences techniques au sein du système éducatif camerounais. Depuis sa création, cette dynamique a permis de récompenser plus de 7 280 élèves dans le département de la Mifi.
L'éducation comme levier d'intégration des populations vulnérables
Au-delà de la célébration des meilleurs élèves, l'événement a intégré une dimension sociale forte en ciblant des publics en situation de précarité. Des kits scolaires ont été distribués aux élèves déplacés internes ainsi qu'aux enfants issus de la communauté Bororo. En associant l'excellence académique à un soutien matériel pour les groupes les plus fragiles, les organisateurs cherchent à promouvoir une école inclusive où la réussite devient un moteur de cohésion sociale, dépassant le simple cadre des notes obtenues en classe.