Le rassemblement de l'équipe nationale d'Égypte, entamé dans l'optique des qualifications pour la CAN 2027, est plongé dans une crise interne majeure. Le départ prématuré du capitaine Mohamed Salah, survenu au lendemain d'un match nul décevant contre l'Angola, cristallise les tensions autour de la gestion du groupe par le sélectionneur Hossam Hassan.
Une polémique sur fond de désorganisation
Le départ de Mohamed Salah a suscité une vive réaction de l'ancien international Ahmed Hossam, dit « Mido ». Ce dernier a publiquement dénoncé une situation de « chaos » au sein de la sélection, qualifiant le départ du capitaine de catastrophe. Mido a exigé des excuses officielles de la part du sélectionneur, estimant que la gestion actuelle de l'équipe nationale manque de rigueur et de contrôle, transformant l'institution en un espace où les décisions semblent échapper à toute logique sportive.
Des versions divergentes sur le départ du capitaine
Les raisons officielles du retrait de Mohamed Salah restent sujettes à caution. Si la Fédération égyptienne de football justifie cette absence par une volonté de préserver le joueur en vue du match contre le Soudan du Sud, prévu sur un terrain synthétique, cette explication ne convainc pas l'ensemble de la presse locale. Des rumeurs persistantes font état de tensions entre le joueur et Hossam Hassan, exacerbées par le remplacement de Salah à la 61e minute lors de la rencontre face à l'Angola. À ce jour, aucune des parties concernées n'a clarifié la nature exacte de ce différend.
Hossam Hassan sous une pression croissante
La fragilisation de la position de Hossam Hassan ne se limite pas au cas Salah. Le sélectionneur est également critiqué pour ses récentes sorties médiatiques hostiles envers plusieurs clubs du championnat national et pour ses propos tenus à l'encontre du gardien d'Al Ahly, Mohamed El-Shenawy. Ce climat délétère contraste fortement avec la dynamique observée lors du dernier Mondial, où l'Égypte avait atteint les huitièmes de finale. Alors que les Pharaons doivent affronter le Soudan du Sud puis l'Afrique du Sud, la marge de manœuvre du sélectionneur est désormais extrêmement réduite. Dans le contexte du football égyptien, la perte de confiance des cadres de l'équipe constitue un indicateur critique pour la pérennité du mandat de l'entraîneur.