L'Autorité fédérale des aéroports du Nigeria (FAAN) a formellement rejeté les spéculations liant le retrait d'Uber du marché nigérian à ses récentes mesures de régulation. Alors que l'entreprise a cessé ses activités après douze ans de présence, les autorités aéroportuaires maintiennent qu'il s'agit d'un choix stratégique interne, sans lien avec les tensions opérationnelles observées dans les enceintes aéroportuaires.
Une divergence sur la responsabilité des plateformes
Au cœur des échanges entre la FAAN et les services de VTC figuraient des désaccords sur la responsabilité juridique. L'autorité aéroportuaire exigeait une meilleure identification des chauffeurs et une prise de responsabilité accrue des plateformes en cas d'incidents. Les entreprises de VTC, de leur côté, arguaient que leurs chauffeurs agissent en tant qu'indépendants, rendant complexe l'application de clauses de responsabilité directe. La FAAN souligne que ces discussions visaient avant tout à garantir la sécurité des passagers, suite à des signalements d'intimidations et de pratiques tarifaires abusives.
La régulation des flux au sein des aéroports
Le 30 juillet, la FAAN avait suspendu les opérations commerciales d'Uber et de Bolt dans ses aéroports, dans l'attente d'accords de licence formels. Cette décision, qui a provoqué des perturbations pour les voyageurs, ne constituait pas une interdiction totale selon la direction de l'autorité. L'objectif affiché était de mieux encadrer les activités de transport pour éviter que des chauffeurs ne contournent les règles établies, notamment en s'associant à des services de location de voitures traditionnels pour gonfler les tarifs.
Clarification sur le système ACHRAMS
Face aux inquiétudes des usagers, la FAAN a tenu à clarifier la nature de son système de gestion des rangs de taxis (ACHRAMS). L'autorité dément toute volonté de remplacer les applications de VTC par cet outil. Le système est présenté comme une plateforme de visibilité opérationnelle permettant d'identifier les prestataires autorisés et de fournir aux passagers des tarifs indicatifs. La FAAN insiste sur le fait qu'elle ne perçoit aucune commission sur les courses et que les voyageurs conservent la liberté de choisir entre les différentes options de transport disponibles, qu'il s'agisse de réservations préalables ou de services de VTC ayant conclu un accord opérationnel.