Le départ de Fadilou Keïta de la Caisse des Dépôts et Consignations marque une rupture au sein de l'institution

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le départ de Fadilou Keïta de la Caisse des Dépôts et Consignations marque une rupture au sein de l'institution

Le départ de Fadilou Keïta de la direction générale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a provoqué une réaction marquée au sein du personnel et des organisations syndicales. Ce changement de gouvernance, acté par le décret n°2026-1604 du 10 septembre 2026, met fin à une période de fortes tensions internes et ouvre une phase d'incertitude sur la gestion passée de l'institution.

Une transition sous le signe de l'apaisement

L'annonce du départ de Fadilou Keïta a été accueillie avec un soulagement manifeste par les agents de la CDC. Ce climat de contestation, qui a marqué son passage à la tête de l'institution, était alimenté par des décisions managériales jugées arbitraires et une posture jugée inadaptée par le personnel. Désormais, c'est Amadou Lamine Guissé, précédemment secrétaire général de la Caisse, qui assure l'intérim, une nomination visant à stabiliser le fonctionnement opérationnel de l'organisme.

Les revendications syndicales pour un audit complet

Le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal (RTS) a qualifié ce changement de direction de « correction d'une anomalie ». Dans un communiqué daté du 15 septembre, le syndicat a formulé des exigences précises pour la suite : un audit exhaustif couvrant les volets administratif, financier, social et managérial de la période débutée en avril 2023. Les représentants du personnel pointent du doigt des décisions de licenciement concernant 42 travailleurs ainsi que l'éviction de cadres expérimentés, réclamant désormais une révision impartiale de ces dossiers.

Les répercussions des tensions politiques internes

Au-delà de la gestion interne de la CDC, le mandat de Fadilou Keïta a été marqué par des prises de position publiques virulentes, notamment à l'encontre de membres de sa propre formation politique, le Pastef. Ces sorties, qualifiant certains de ses alliés d'« hypocrites », ont contribué à isoler le dirigeant et à fragiliser son autorité. La conjonction de ces tensions politiques et des critiques sur la gouvernance de la Caisse explique l'ampleur de la rupture observée lors de son départ, alors que les attentes se tournent désormais vers la nouvelle direction pour restaurer le dialogue social et la transparence au sein de l'institution.

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