Le démantèlement d'un vaste réseau de faussaires au Ghana révèle une stratégie de camouflage au sein d'édifices religieux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Le démantèlement d'un vaste réseau de faussaires au Ghana révèle une stratégie de camouflage au sein d'édifices religieux

Le Secrétariat du Conseil de sécurité nationale (NSCS) du Ghana a annoncé le démantèlement d'un réseau criminel sophistiqué spécialisé dans la production et la distribution de fausses devises. Cette opération d'envergure, menée entre juin et juillet 2026, a permis d'interpeller 16 suspects et de saisir des équipements professionnels dissimulés dans des centres spirituels et des églises.

Une logistique criminelle dissimulée sous couvert religieux

L'enquête a mis en lumière une méthode de dissimulation particulièrement élaborée. Pour échapper à la surveillance des autorités et masquer les nuisances sonores liées à l'utilisation de machines d'impression lourdes, les réseaux criminels ont installé leurs ateliers clandestins au sein même d'églises et de centres spirituels traditionnels. Cette stratégie visait à exploiter la protection symbolique et la discrétion offertes par ces lieux pour mener leurs activités illicites dans la région du Grand Accra.

Un impact financier évité à l'échelle régionale

Les saisies réalisées par les services de renseignement sont massives. Outre les 543 000 dollars, 196 600 cedis ghanéens et 60 000 francs CFA déjà imprimés, les autorités ont mis la main sur des stocks de coupons non traités dont la valeur nominale dépasse les 5,2 millions de dollars, 19,5 millions de cedis et 623,5 millions de francs CFA. En neutralisant ces imprimeries capables de produire plusieurs millions d'unités par jour, le gouvernement ghanéen estime avoir prévenu une déstabilisation majeure du système bancaire et une inflation artificielle préjudiciable à l'économie nationale et régionale.

Des poursuites judiciaires en cours

L'opération, qui a nécessité six interventions tactiques, a conduit à l'arrestation de 16 individus, dont des ressortissants étrangers. Les suspects ont été transférés au Bureau des enquêtes nationales (BNI) pour des analyses médico-légales approfondies, avant d'être présentés devant la Haute Cour d'Accra. Si le démantèlement est jugé réussi, les autorités restent mobilisées pour retrouver plusieurs fugitifs, dont le pasteur Emmanuel Boakye-Danquah, identifié comme l'un des cerveaux présumés de l'organisation. Le NSCS a par ailleurs lancé un appel à la vigilance auprès des propriétaires immobiliers et des institutions financières afin de prévenir toute récidive de ce type d'activités clandestines.

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