Le Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC) a annoncé le sauvetage de 15 mineurs victimes d'un vaste réseau de traite humaine. Ces enfants, originaires de l'État de Nasarawa, avaient été vendus pour la somme de 2 millions de nairas chacun par un individu se faisant passer pour un responsable d'organisation non gouvernementale.
Un stratagème fondé sur l'usurpation d'identité
Le suspect, se présentant comme un agent du « National Council of Child Rights Advocate », a ciblé des familles économiquement vulnérables dans les communautés de Kama Madaki et Gudindi Mada. Sous couvert d'un programme baptisé « Back to School Project », il promettait une éducation gratuite aux parents pour les convaincre de lui confier leurs enfants. Cette manœuvre frauduleuse a permis au trafiquant de s'approprier 16 mineurs au total, avant que les autorités n'interviennent pour en libérer 15.
Une opération de sauvetage coordonnée
L'intervention a été menée par l'unité spéciale de renseignement du Commandant général du NSCDC, dirigée par le commandant Dandaura Appollos. Grâce à un travail de traçage sur le terrain et à une surveillance technique rigoureuse, les forces de sécurité ont pu localiser les acheteurs dispersés à travers plusieurs États. Les opérations de sauvetage se sont déroulées sur les axes de transit de la zone orientale, permettant de retrouver trois victimes dans les États d'Anambra, d'Imo et d'Enugu, tandis que les 12 autres ont été récupérées lors d'une intervention coordonnée.
La réponse judiciaire face au trafic
À ce stade de l'enquête, trois acheteurs — un homme et deux femmes — ont été appréhendés par les services de sécurité. Le porte-parole du NSCDC, Babawale Afolabi, a réaffirmé la politique de tolérance zéro de l'institution à l'égard de la traite des êtres humains. Les autorités ont confirmé que l'enquête se poursuit afin de traduire en justice tous les individus impliqués dans ce réseau criminel. Ce dossier souligne les risques persistants auxquels sont exposées les populations rurales face à des réseaux organisés exploitant la précarité sous couvert d'actions humanitaires.