Le démantèlement de deux réseaux d'escroquerie à Gaoua met en lumière la vulnérabilité des zones d'orpaillage au Burkina Faso

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 7 lectures
Le démantèlement de deux réseaux d'escroquerie à Gaoua met en lumière la vulnérabilité des zones d'orpaillage au Burkina Faso

Les autorités judiciaires de Gaoua, dans le sud-ouest du Burkina Faso, ont procédé à l'arrestation de douze ressortissants béninois impliqués dans un vaste système d'escroquerie. Ces réseaux ciblaient particulièrement les populations rurales et les travailleurs des sites d'orpaillage en exploitant leur besoin de protection spirituelle.

Un mode opératoire fondé sur l'exploitation de la crédulité

L'enquête, menée par le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) du Djôrô, a révélé une organisation structurée. Les suspects recrutaient de jeunes Béninois pour les déployer sur le territoire burkinabè. Sous couvert de pratiques de tradipraticiens, ces individus proposaient des amulettes et des bagues, présentées comme des porte-bonheur, à des prix variant entre 15 000 et 25 000 FCFA. Une fois la confiance des victimes acquise, ces dernières étaient dirigées vers de faux maîtres spirituels exigeant des sommes importantes, atteignant parfois 800 000 FCFA, pour des rituels de purification.

L'intervention policière après une plainte

Le déclenchement des opérations policières fait suite à une plainte déposée le 21 octobre 2026 par une victime ayant déjà versé 185 000 FCFA. Face aux menaces exercées par les escrocs pour obtenir 800 000 FCFA supplémentaires, l'homme a sollicité l'intervention des forces de l'ordre. Cette dénonciation a permis au capitaine Théophile Zongo et ses équipes d'identifier et d'interpeller trois suspects appartenant à un premier groupe, puis neuf autres individus localisés à Tielkan le 22 octobre.

La vulnérabilité des zones d'orpaillage

L'implantation de ces réseaux dans des zones d'orpaillage souligne un enjeu de sécurité publique majeur : la précarité et l'isolement des travailleurs de l'or, souvent exposés à des pratiques frauduleuses. Si le préjudice financier total reste encore à évaluer précisément par les enquêteurs, le dossier est désormais entre les mains du procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Gaoua. Cette affaire illustre la nécessité d'une vigilance accrue dans ces zones économiques informelles, où la quête de protection face aux risques du métier devient un levier pour des réseaux criminels organisés.

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