Le gouverneur de l'État du Delta, Sheriff Oborevwori, a officiellement sollicité le président Bola Tinubu et l'état-major de l'armée nigériane pour installer le quartier général de la nouvelle 83e Division sur son territoire. Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une restructuration visant à étendre la présence militaire nationale de huit à douze divisions.
Un hub stratégique pour la sécurité nationale
Pour justifier cette candidature, le gouverneur Oborevwori met en avant la position géographique centrale de l'État du Delta, qui sert de carrefour naturel entre les États d'Edo et de Bayelsa. Au-delà de la logistique, l'enjeu est sécuritaire : l'État concentre une part majeure de la production pétrolière et gazière du pays. Avec trois aéroports et quatre ports maritimes, le Delta dispose d'infrastructures critiques dont la protection est jugée prioritaire pour la stabilité économique de la région du Sud-Sud.
Engagement financier et logistique de l'État
Le gouvernement du Delta ne se contente pas d'une requête symbolique ; il propose un partenariat opérationnel concret. Sheriff Oborevwori a assuré que son administration était prête à fournir les terrains nécessaires, des installations temporaires et un soutien financier pour faciliter le déploiement rapide de la nouvelle unité. Cette volonté d'accompagnement s'appuie également sur la présence d'un important vivier de retraités militaires de haut rang dans l'État, perçu comme un atout pour l'intégration de la nouvelle structure.
Renforcement du maillage militaire
De son côté, la délégation de l'armée, conduite par le major-général Thompson Bobby Ugiagbe, a confirmé que la 83e Division aura pour mission de couvrir les États du Delta, d'Edo et de Bayelsa. Le plan de déploiement prévoit déjà le maintien de la 63e Brigade à Asaba, complété par l'ajout de nouvelles unités spécialisées. Parmi celles-ci, un régiment de défense aérienne est envisagé à Osubi pour sécuriser les infrastructures aéroportuaires et les raffineries, illustrant la volonté de l'armée de réduire les temps de réponse face aux menaces sécuritaires dans cette zone névralgique.