Le général de division Sadick Siboro Dinga, Délégué général du gouvernement auprès de la province du Sila, a convoqué samedi l’ensemble du personnel de santé de Goz‑Beïda afin d’évaluer la situation sanitaire locale et de souligner les carences du système. Les professionnels présents ont détaillé les difficultés rencontrées, incitant les autorités à repenser la gestion du secteur pour garantir un accès aux soins plus fiable.
Les faits essentiels
Lors d’une réunion de plus de deux heures, le Délégué général a rassemblé les médecins, infirmiers, techniciens et administrateurs du centre de santé de Goz‑Beïda. Au cours de cet échange, les équipes ont présenté les obstacles quotidiens qui entravent la prise en charge des patients, sans toutefois préciser de chiffres ou de cas particuliers. L’objectif déclaré de la rencontre était de dresser un diagnostic partagé et d’appeler à une amélioration de la gouvernance du système sanitaire provincial.
Pourquoi c'est important
Le système de santé du Sila, comme dans de nombreuses provinces tchadiennes, repose sur des ressources limitées et une coordination parfois insuffisante entre les acteurs locaux et le gouvernement central. Une mauvaise gestion peut entraîner des retards dans la distribution des médicaments, des ruptures d’équipements essentiels et une détérioration de la qualité des soins. En réunissant les acteurs de terrain, le Délégué général reconnaît que les difficultés signalées sont le symptôme d’une organisation qui nécessite un réajustement, afin d’éviter une aggravation de la morbidité dans une région où les besoins sanitaires sont déjà élevés.
Ce qu'il faut surveiller
Les prochains développements dépendront de la capacité des autorités à traduire les constats présentés en mesures concrètes : élaboration d’un plan d’action, réallocation de budgets, renforcement de la chaîne d’approvisionnement ou formation ciblée du personnel. Le suivi de ces engagements, ainsi que la publication éventuelle de rapports d’avancement, constituera le principal indicateur de l’efficacité de la nouvelle orientation annoncée. En l’absence de ces éléments, la situation sanitaire de Goz‑Beïda pourrait rester vulnérable aux pressions sanitaires futures.