Le déficit de production électrique au Sénégal fragilise la stabilité du réseau national

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 70 lectures
Le déficit de production électrique au Sénégal fragilise la stabilité du réseau national

Le secteur électrique sénégalais traverse une phase de tension marquée par un déficit structurel de production atteignant 150 mégawatts. Cette insuffisance, pointée par le syndicat SUTELEC, entraîne des délestages quotidiens qui pèsent lourdement sur les ménages et le tissu économique national.

Un déséquilibre entre offre et demande

Les infrastructures de la Senelec, conçues pour une capacité de pointe de 1 250 mégawatts, se révèlent aujourd'hui insuffisantes face à une demande réelle qui culmine à 1 400 mégawatts. Cet écart de 11 % se manifeste avec acuité durant la tranche horaire de 19 heures à 23 heures, période de forte sollicitation domestique. Le SUTELEC souligne que cette situation n'est pas isolée, s'inscrivant dans un contexte sous-régional où le Système d'échanges d'énergie électrique ouest-africain (WAPP) fait face à des contraintes de production similaires dans plusieurs États.

Défis logistiques et coûts opérationnels

Au-delà de la capacité de production, la gestion des combustibles fragilise la continuité du service. Des centrales conçues pour fonctionner au gaz sont contraintes d'utiliser du fuel, une alternative plus onéreuse qui alourdit les charges d'exploitation. Le syndicat appelle l'État à sécuriser l'autonomie d'approvisionnement des centrales pour éviter ces substitutions coûteuses et garantir une meilleure stabilité du mix énergétique.

Impacts socio-économiques et enjeux de transparence

Les conséquences de ces coupures sont multiples : les entreprises subissent des pertes de production et des hausses de coûts, tandis que les ménages font face à la détérioration de leurs équipements et de leurs denrées. Par ailleurs, la gestion de l'information reste un point de friction majeur. Le manque de fiabilité des calendriers de délestage et la difficulté d'accès aux données en temps réel alimentent l'incompréhension des usagers et des organisations de consommateurs.

Perspectives et risques à court terme

La pérennité de ces perturbations soulève des inquiétudes quant à la capacité du réseau à absorber les pics de consommation futurs, notamment avec l'approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. La combinaison de la chaleur persistante et de l'augmentation prévue de la demande pourrait, selon les représentants syndicaux, aggraver la situation si des mesures correctives ne sont pas rapidement mises en œuvre pour renforcer les capacités de production.

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