Le décès d'une élève à Douala place la sécurité au sein des établissements scolaires au cœur des préoccupations

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le décès d'une élève à Douala place la sécurité au sein des établissements scolaires au cœur des préoccupations

Le décès d'une élève de 11 ans, survenu le 18 septembre dernier dans un établissement scolaire de Douala, a provoqué une vive émotion au sein de la capitale économique camerounaise. Alors que les circonstances exactes de ce drame restent à établir, les autorités régionales ont ouvert une enquête judiciaire pour faire la lumière sur les faits.

Une enquête judiciaire en cours

Le 18 septembre, vers 15 heures, la jeune Ozanne, élève en classe de 5e, a été découverte inanimée dans les toilettes de son collège. Malgré son transfert rapide vers l'hôpital Laquintinie, l'enfant a succombé quelques heures plus tard. Face à l'opacité entourant les conditions de ce décès, les autorités ont immédiatement saisi les officiers de police judiciaire. Le gouverneur de la région, Ivaha Diboua, a confirmé l'ouverture d'une procédure, soulignant que les premiers témoignages recueillis présentent des versions divergentes qui nécessitent une investigation approfondie.

La mobilisation des proches et de la société civile

La disparition brutale de l'élève a suscité une onde de choc au-delà du cercle familial, notamment dans le quartier de Bessengue où résidait la victime. La famille, soutenue par des acteurs de la société civile, réclame des réponses claires sur les événements survenus dans l'enceinte de l'établissement. La militante et journaliste Clarence Yongo, sollicitée par les proches dès les premières heures, a insisté sur la nécessité d'une transparence totale concernant les circonstances de ce drame survenu en milieu scolaire.

Un contexte de vigilance accrue

Si les causes précises du décès d'Ozanne ne sont pas encore déterminées, cet événement intervient dans un climat social marqué par une sensibilité particulière aux violences faites aux mineurs. Le Cameroun a en effet enregistré, entre janvier et avril 2026, une série de 13 cas d'infanticides, un phénomène qui a déjà poussé les autorités à réagir publiquement. Ce nouveau drame, bien que distinct par son cadre scolaire, ravive les interrogations sur la protection des enfants et la responsabilité des institutions dans la sécurisation des espaces éducatifs.

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