Le décès d'un nourrisson à l'hôpital de Touba soulève des interrogations sur les causes cliniques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Le décès d'un nourrisson à l'hôpital de Touba soulève des interrogations sur les causes cliniques

Le décès d'un nourrisson de neuf mois, survenu le 2 octobre 2026 à l'hôpital Ndamatou de Touba, fait l'objet d'une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de la tragédie. Si les premières conclusions médico-légales mettent en évidence des défaillances organiques sévères, les autorités judiciaires et sanitaires attendent désormais des analyses complémentaires pour lever toute zone d'ombre.

Les conclusions préliminaires de l'examen médico-légal

Le rapport d'autopsie réalisé sur le corps du jeune S. S. Dieng révèle un état d'anasarque, se traduisant par un œdème généralisé et une accumulation de liquide dans les tissus, notamment au niveau de la plèvre et de l'abdomen. Le médecin légiste a également identifié des signes de souffrance aiguë touchant le cœur et les reins. L'examen n'a toutefois mis en évidence aucune lésion traumatique ni malformation macroscopique, laissant les causes précises du décès en suspens dans l'attente d'investigations plus poussées.

Le déroulement des soins et les interrogations familiales

Admis aux urgences pour une crise d'asthme, le nourrisson a vu son état se dégrader rapidement après l'administration d'une injection de bétaméthasone, selon les déclarations de ses proches. Le bébé a subi un arrêt cardio-respiratoire avant d'être transféré en réanimation, où il est décédé quelques heures plus tard. Cette chronologie des faits, rapportée par la famille, constitue un point central de l'attention publique, bien qu'aucune expertise actuelle ne permette d'établir un lien de causalité direct entre le traitement administré et le décès.

La procédure judiciaire en cours

Face à la gravité de la situation, la direction de l'hôpital Ndamatou a officiellement saisi le commissariat de police le 5 octobre, sollicitant l'ouverture d'une enquête. Sous l'autorité du procureur de la République, des prélèvements ont été transmis au Centre Antipoison du Sénégal, situé à l'hôpital de Fann, pour des analyses toxicologiques et histopathologiques. Ces résultats sont cruciaux pour clore le volet technique de l'enquête. Dans l'immédiat, le substitut du procureur de Mbacké a autorisé la remise du corps à la famille pour l'inhumation, permettant aux parents de procéder aux rites funéraires pendant que les investigations se poursuivent.

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