Le décès d'Etimbuk Daniel, ancien président du gouvernement étudiant de l'Université d'État d'Akwa Ibom, lors de son service national obligatoire au camp du NYSC dans l'État d'Enugu, suscite une vive émotion et des interrogations sur les protocoles de santé en vigueur. Si les autorités locales ont exprimé leur profonde tristesse face à la perte de ce jeune leader, des organisations étudiantes exigent désormais la lumière sur les conditions entourant sa disparition.
Des allégations graves sur la prise en charge médicale
L'Association nationale des étudiants nigérians (NANS) a publiquement mis en cause la gestion de l'état de santé du défunt. Selon le président de l'organisation, Akinteye Afeez, Etimbuk Daniel aurait succombé après avoir reçu des médicaments dont l'authenticité est remise en question. Les témoignages recueillis par la NANS suggèrent que le jeune homme, souffrant de maux de tête, aurait vu son état se dégrader rapidement après l'administration d'un traitement au sein du camp. L'organisation pointe également du doigt une lenteur administrative dans l'autorisation de son transfert vers une structure hospitalière spécialisée, retard qui aurait pu s'avérer fatal.
L'appel à une enquête approfondie
Face à la gravité de ces accusations, la NANS insiste sur la nécessité d'une investigation rigoureuse pour établir les faits. Au-delà du cas individuel, le syndicat étudiant souligne un enjeu de santé publique majeur : la circulation de médicaments contrefaits et l'insuffisance des dispositifs médicaux au sein des centres de formation du NYSC. Pour les représentants des étudiants, cet incident tragique doit servir de catalyseur pour renforcer les mesures de protection et la responsabilité des autorités sanitaires envers les jeunes citoyens effectuant leur service national.
Le silence persistant des autorités du NYSC
Malgré les sollicitations répétées, le secrétariat du NYSC dans l'État d'Enugu n'a pas encore réagi aux allégations concernant la qualité des médicaments administrés ou les délais de prise en charge. Les tentatives de contact par téléphone et par courrier électronique sont restées sans réponse à ce jour. Pendant ce temps, le gouverneur de l'État d'Akwa Ibom, Umo Eno, a rendu hommage à un leader prometteur, qualifiant sa disparition de perte immense pour la communauté étudiante et pour l'avenir du pays. La date exacte du décès n'a pas été officiellement confirmée, bien que les dernières activités du défunt sur les réseaux sociaux suggèrent une disparition survenue au cours de la première semaine d'octobre.