Le décès du chef de canton Kibet Angrep à 64 ans plonge le Salamat au deuil et soulève la question de la relève coutumière

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 49 lectures
Le décès du chef de canton Kibet Angrep à 64 ans plonge le Salamat au deuil et soulève la question de la relève coutumière

Le chef de canton Kibet Angrep, à la tête du canton du même nom depuis 1999, est décédé le 22 septembre 2026 à 64 ans, plongeant la province du Salamat dans le deuil. Sa disparition soulève des interrogations sur la relève du pouvoir coutumier et sur la continuité des fonctions administratives locales.

Un parcours de plus de deux décennies à la tête du canton

Né en 1962 à Kabga, Kibet Angrep a été intronisé chef de canton le 16 août 1999. Pendant 27 ans, il a joué un rôle central dans la médiation des conflits, la gestion des terres et la représentation des intérêts de la communauté auprès des autorités étatiques. Son autorité était reconnue tant au niveau local que provincial, faisant de lui un pilier du tissu social du Salamat.

Conséquences immédiates pour la gouvernance coutumière

La perte d’un chef de canton de longue date crée un vide institutionnel. Selon les coutumes locales, la désignation d’un successeur implique des consultations entre les notables, les familles royales et les autorités administratives. Cette période de transition peut affecter la résolution rapide des litiges fonciers et la coordination des projets de développement menés en partenariat avec l’État.

Organisation des funérailles et mobilisation communautaire

Les funérailles sont prévues le 23 septembre à la résidence du défunt, située dans la sous‑préfecture d’Ardo, à 45 km à l’est d’Am‑Timan. La cérémonie rassemblera les habitants du canton Kibet Angrep ainsi que les représentants des collectivités voisines, témoignant de l’importance du chef dans la vie collective. Les rites traditionnels, accompagnés de discours des notables, marqueront le respect rendu à son héritage.

Enjeux de la relève et perspectives pour le Salamat

La désignation du nouveau chef de canton sera scrutée par les acteurs politiques et les organisations de la société civile, qui s’interrogent sur la capacité du successeur à maintenir la stabilité et à poursuivre les projets initiés sous la direction de Kibet Angrep. Cette transition pourrait également influencer les relations entre les structures coutumières et les institutions étatiques, notamment dans le cadre des programmes de décentralisation en cours au Tchad.

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