La Citizens Platform sur les réformes constitutionnelles au Ghana a rejeté la proposition d'étendre le mandat présidentiel de quatre à cinq ans. Le groupe plaide pour le maintien du mandat actuel, arguant que d'autres réformes proposées sur la date des élections, la période de transition et les pouvoirs de l'administration sortante pourraient répondre aux préoccupations invoquées en faveur d'un mandat présidentiel plus long.
La position de la Citizens Platform
Selon la présidente du comité directeur du groupe, Prof. Akosua Keseboa Darkwah, un mandat de cinq ans serait inutile si les changements proposés aux arrangements électoraux et de transition étaient mis en œuvre. Elle ajoute que si le gouvernement reconsidère son opposition aux propositions visant à limiter les pouvoirs présidentiels, à protéger l'indépendance des institutions et à promouvoir la responsabilité inter-branches, le mandat actuel de quatre ans sera suffisant.
Appel à un cadre légal pour les réformes
Au-delà du débat sur le mandat présidentiel, la Citizens Platform appelle à l'adoption d'une loi sur la mise en œuvre et la feuille de route des réformes constitutionnelles, afin de fournir un cadre légal pour la mise en œuvre des réformes convenues lors du processus de révision. Le groupe souligne que les efforts de réforme constitutionnelle passés démontrent la nécessité d'un cadre de mise en œuvre clair pour éviter que le processus ne perde son élan ou ne soit abandonné en cas de changement de gouvernement.
Garanties et continuité
La Citizens Platform demande une feuille de route de mise en œuvre claire, soutenue par la loi, pour protéger le processus. Elle souhaite que la législation proposée définisse clairement les responsabilités des institutions concernées et établisse des délais pour la mise en œuvre des réformes. Un tel cadre légal, selon le groupe, assurerait la continuité et garantirait que le processus de réforme survive aux changements de gouvernement.