La baisse des résultats aux examens nationaux, notamment le BECE et le WASSCE, suscite une vive controverse sur les méthodes d'encadrement au sein du système éducatif ghanéen. Hopeson Adorye, responsable au sein du United Party, a publiquement lié cette tendance à l'interdiction des châtiments corporels, qu'il juge préjudiciable à la discipline des élèves.
L'impact de la discipline sur le climat scolaire
Pour Hopeson Adorye, l'absence de mesures disciplinaires fermes a directement affaibli la concentration des élèves en classe. Selon lui, le cadre actuel, dépourvu de sanctions physiques, ne permet plus de maintenir l'autorité nécessaire au bon déroulement de l'apprentissage. Cette prise de position intervient dans un contexte où les performances académiques aux examens de fin de cycle sont scrutées par les décideurs et les parents d'élèves, inquiets de la qualité de l'instruction dispensée.
Disparités entre établissements publics et privés
Au-delà de la question disciplinaire, le responsable politique pointe une faille structurelle majeure : l'inégalité de la supervision entre les secteurs public et privé. Il soutient que les écoles privées, soumises à une exigence de résultats pour maintenir leur réputation, exercent un contrôle plus rigoureux sur le personnel enseignant. À l'inverse, il dénonce un laxisme dans certains établissements publics, où le suivi pédagogique serait insuffisant pour garantir l'efficacité des heures d'enseignement.
Exigence de responsabilité pour le corps enseignant
Le constat dressé par M. Adorye met également en cause l'engagement de certains enseignants dans le secteur public. Il rapporte des manquements professionnels, tels que l'usage abusif des téléphones portables ou des conversations privées durant les heures de cours, au détriment du temps d'instruction. Face à ce constat, il appelle à une réforme de la gouvernance scolaire axée sur un renforcement du contrôle administratif. L'enjeu, selon lui, est de restaurer une culture de la responsabilité pour s'assurer que chaque élève bénéficie d'un encadrement adéquat, condition sine qua non pour redresser le niveau académique national.