Le débat sur la convocation extraordinaire du Parlement ghanéen divise la classe politique face aux saisies de stupéfiants

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 43 lectures
Le débat sur la convocation extraordinaire du Parlement ghanéen divise la classe politique face aux saisies de stupéfiants

La demande de convocation extraordinaire du Parlement ghanéen, initiée par l'opposition pour enquêter sur des saisies de stupéfiants liées au pays, suscite une vive controverse. Si le droit constitutionnel de l'opposition à solliciter ce rappel est reconnu, la majorité parlementaire dénonce une démarche coûteuse et inefficace, arguant que des mesures gouvernementales sont déjà en cours.

Une procédure constitutionnelle contestée

Le groupe parlementaire de l'opposition, sous l'impulsion du député Habib Iddrisu, a officiellement invoqué l'article 112(3) de la Constitution de 1992 et l'ordre 53 du règlement intérieur de l'Assemblée. En réunissant les 15 % de signatures nécessaires, les députés minoritaires entendent contraindre le Président de l'Assemblée à convoquer une session extraordinaire. L'objectif affiché est de faire la lumière sur une série de saisies de produits stupéfiants impliquant des cargaisons liées au Ghana, dont la valeur totale est estimée à un milliard de dollars.

L'argument de la rationalité budgétaire

Richard Acheampong, whip adjoint de la majorité, a vivement critiqué cette initiative. Il souligne que le Parlement a été rappelé de ses vacances il y a moins de deux semaines pour traiter des dossiers urgents, notamment la confirmation de ministres et de magistrats. Selon lui, convoquer à nouveau les députés pour une session qui pourrait ne durer qu'une journée, avec une issue politique prévisible, représente une dépense injustifiée des ressources de l'État. Il appelle à la « raison » et à la responsabilité financière des élus.

La question de l'efficacité des enquêtes

Au-delà des enjeux financiers, la majorité remet en cause la pertinence d'une enquête parlementaire sur des questions de trafic de drogue. M. Acheampong a interrogé la capacité technique des députés à mener des investigations spécialisées, rappelant que le gouvernement a déjà mobilisé les agences de sécurité compétentes pour traiter ces dossiers. Pour la majorité, le travail d'investigation relève des services de sécurité et non d'un débat parlementaire qui, selon eux, ne ferait que doubler des actions déjà engagées par l'exécutif. La décision finale concernant la recevabilité de cette requête appartient désormais au Président de l'Assemblée nationale.

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