Une cérémonie de mariage organisée à Kuhestak, dans la province iranienne d'Hormozgan, a été frappée par une attaque aérienne le 2 septembre 2026, faisant au moins quatre morts et 67 blessés. Face à ce bilan humain, le Croissant-Rouge iranien a officiellement saisi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) pour demander l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de ce bombardement.
Une saisine pour établir les responsabilités
Dans sa requête adressée à la CPI, le Croissant-Rouge iranien sollicite une évaluation rigoureuse du respect des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution, piliers du droit international humanitaire. L'organisation insiste sur la nécessité de préserver les preuves matérielles et de déterminer si le site visé possédait un caractère civil avéré. Bien que l'ONG ne qualifie pas encore formellement l'acte de crime de guerre, elle souligne que l'absence d'objectif militaire sur les lieux pourrait caractériser une violation grave des conventions internationales.
Un contexte d'escalade militaire régionale
Cette frappe survient dans un climat de reprise des hostilités entre Téhéran et Washington. Depuis le 30 août, l'armée américaine a intensifié ses opérations contre des installations des Gardiens de la Révolution, ciblant notamment des systèmes de défense aérienne et des infrastructures maritimes. En représailles, l'Iran a multiplié les tirs de missiles et de drones contre des bases américaines situées en Irak, en Jordanie et à Bahreïn, exacerbant les tensions dans la zone stratégique du détroit d'Ormuz.
La position des autorités américaines
Interrogé sur cet événement, le porte-parole du Commandement central américain (Centcom), Tim Hawkins, n'a pas commenté spécifiquement la frappe de Kuhestak. Il a toutefois réaffirmé la doctrine opérationnelle de l'armée américaine, assurant que celle-ci « ne prend jamais pour cible des civils », tout en accusant en retour les Gardiens de la Révolution de ne pas respecter ces mêmes standards. De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a vivement dénoncé l'attaque, qualifiant les États-Unis de « Satan » et établissant un parallèle avec d'autres incidents récents impliquant des pertes civiles, notamment à Minab.