Le Create Apps Championship, compétition technologique majeure organisée à Dubaï, a récemment distingué plusieurs projets innovants portés par des profils variés, allant d'un collégien à des entrepreneurs aguerris. Avec près de 10 000 candidatures issues de 153 pays, cet événement s'impose comme un levier stratégique pour transformer des concepts numériques en entreprises viables grâce à un soutien financier et institutionnel.
Diversité des solutions et impact social
Les lauréats de cette édition illustrent la diversité des enjeux adressés par les nouvelles applications. Le jeune Ehsan Adouane a été récompensé pour Ettan Ehsan, une plateforme ludifiant les devoirs scolaires, tandis qu'Agnieszka Kocznur a reçu le prix de l'application la plus influente pour RUSH, un outil favorisant les connexions humaines à travers des voyages de groupe. De son côté, POP by Kwelio, une application dédiée à l'observance thérapeutique, a décroché le titre prestigieux d'Application de l'année, après une refonte complète de son interface sous la guidance de mentors du concours.
L'attractivité de l'écosystème émirati
Pour les entrepreneurs, Dubaï se confirme comme un hub technologique de premier plan. Alan Villegas, fondateur de LiaPay — une solution fintech permettant aux salariés d'anticiper le versement de leur salaire — a choisi de s'implanter aux Émirats arabes unis spécifiquement pour la bienveillance du régulateur local. Cette ouverture des autorités envers l'innovation est un facteur clé qui attire des talents internationaux cherchant un environnement propice au développement de services financiers numériques.
Crédibilité et accélération pour les lauréats
Au-delà de la dotation financière, le concours offre une légitimité indispensable aux jeunes pousses. Les retours d'anciens gagnants, comme Takeem, démontrent que le label du championnat facilite grandement les partenariats et la levée de fonds. L'entreprise gère aujourd'hui un volume de loyers garantis atteignant neuf milliards de dirhams. Pour les finalistes actuels, l'accompagnement se poursuit désormais via un programme d'accélération de six mois avec Oraseya Capital, visant à préparer ces start-ups aux exigences des investisseurs institutionnels.