À l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a adressé une lettre ouverte aux citoyens américains. Ce message, qui intervient sept mois après le début du conflit armé entre Washington et Téhéran, exhorte les électeurs à reprendre le contrôle face à une administration qualifiée de « corrompue ».
Une stratégie d'influence directe
Dans ce document, l'IRGC tente de distinguer le peuple américain de ses dirigeants, affirmant que les deux nations sont victimes des mêmes « politiciens corrompus » siégeant à la Maison-Blanche. Cette démarche s'inscrit dans une campagne de communication plus large, incluant l'usage de contenus générés par intelligence artificielle, visant à présenter le slogan « Mort à l'Amérique » non pas comme une menace envers la population, mais comme une opposition frontale à l'élite politique américaine.
Le bilan du conflit en question
Le porte-parole de l'IRGC, Hossein Mohebbi, a réitéré les accusations de « mensonges » portées contre Donald Trump, notamment concernant le programme nucléaire iranien et les objectifs militaires américains. Téhéran soutient que les frappes menées par les États-Unis et Israël ont échoué à atteindre leurs cibles stratégiques, malgré des dommages matériels sur certains sites industriels et de défense. L'Iran revendique ainsi une forme de victoire, arguant que les capacités de nuisance américaines n'ont pas permis de neutraliser ses infrastructures clés.
L'enjeu du détroit d'Ormuz
La question du détroit d'Ormuz demeure un point de friction majeur. Si l'Iran maintient que le passage reste sous son contrôle effectif malgré le blocus américain, les données de la firme d'analyse Kpler nuancent cette position : les exportations pétrolières transitant par cette voie maritime ont retrouvé environ 77 % de leur niveau d'avant-guerre, atteignant 13,2 millions de barils par jour.
Perspectives électorales et diplomatiques
Alors que Donald Trump a évoqué, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, la possibilité d'une issue radicale ou d'un accord potentiel après le scrutin du 3 novembre, les deux camps continuent de dialoguer via des médiateurs. L'issue des élections de mi-mandat, qui détermineront la composition du Congrès, est scrutée de près : elle pourrait soit entraver, soit faciliter la marge de manœuvre du président américain dans la gestion de ce conflit prolongé.