Le CORED sanctionne la journaliste Aïssatou Diop Fall pour des propos jugés contraires à la déontologie

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 41 lectures
Le CORED sanctionne la journaliste Aïssatou Diop Fall pour des propos jugés contraires à la déontologie

Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED) a officiellement sanctionné la directrice de publication de PublicSn TV, Aïssatou Diop Fall. Cette décision, actée par le Tribunal des pairs le 2 septembre 2026, fait suite à des déclarations polémiques tenues lors de son émission « Round Up » en juillet dernier.

Des manquements aux règles professionnelles

L'instance d'autorégulation des médias sénégalais s'est autosaisie après avoir analysé deux éditions de l'émission diffusées les 11 et 15 juillet 2026. Le Tribunal des pairs a estimé que les propos tenus par la journaliste contre Dame Mbodj, directrice générale de la Société des infrastructures publiques, et Ousmane Sonko, président de Pastef, violaient la Charte des journalistes du Sénégal. Les déclarations, incluant des menaces de mort implicites envers Mme Mbodj et des appels à « éradiquer » M. Sonko, qualifié d'« ennemi public n°1 », ont été jugées contraires à l'obligation de respecter la dignité humaine et de bannir l'apologie de la violence.

La défense de la journaliste

Lors de son audition, Aïssatou Diop Fall a fermement contesté les conclusions du Tribunal des pairs. La journaliste a rejeté toute intention malveillante, affirmant que ses propos n'étaient « en rien insultants ». Elle a par ailleurs dénoncé une interprétation littérale de ses commentaires par le CORED, suggérant que l'organe de régulation chercherait un prétexte pour cibler sa personne et son travail journalistique.

Un historique de sanctions au CORED

Cette mesure disciplinaire sous forme de blâme s'inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre la journaliste et l'organe d'autorégulation. Aïssatou Diop Fall avait déjà fait l'objet d'une sanction similaire en mai 2024. À cette période, le CORED lui avait reproché des pratiques jugées incompatibles avec les exigences éthiques de la profession, suite à la diffusion de contenus sur ses plateformes numériques. Cette nouvelle décision souligne la persistance des débats sur les limites de la liberté d'expression et la responsabilité des acteurs médiatiques dans l'espace public sénégalais.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.