Le commissaire par intérim du Département du contrôle des loyers, Frederick Opoku, a dénoncé le financement de 60 000 GH₵ alloué pour le premier trimestre 2026, estimant qu’il ne permet pas de faire fonctionner les 66 bureaux du service à l’échelle nationale. Cette situation met en péril la capacité de l’institution à gérer les litiges locatifs et à protéger les intérêts des bailleurs et des locataires.
Un budget jugé dérisoire pour 66 bureaux
Selon les déclarations d’Opoku, le Département du contrôle des loyers a reçu seulement 60 000 GH₵ pour assurer le fonctionnement de ses 66 bureaux pendant les trois premiers mois de l’année. Cette enveloppe représente une moyenne de moins de 1 000 GH₵ par bureau, un montant qui ne couvre même pas les frais de base tels que le loyer des locaux, le personnel administratif et les déplacements nécessaires pour répondre aux plaintes.
Impact direct sur la résolution des conflits locatifs
Le rôle du Département est crucial dans le cadre du droit locatif ghanéen : il intervient pour arbitrer les différends entre propriétaires et locataires, veille au respect des contrats de location et assure le suivi des plaintes. Avec un financement aussi limité, le service peine à assurer une présence effective sur le terrain, ce qui risque d’allonger les délais de traitement des dossiers et d’accroître le nombre de litiges non résolus. Les parties concernées, notamment les petites entreprises et les ménages à revenu modeste, pourraient ainsi se retrouver sans recours adéquat.
Appel à une révision budgétaire du ministre des Finances
Frederick Opoku a publiquement interpellé le ministre des Finances, Ato Forson, en demandant une réévaluation urgente du budget. Il a rappelé que le financement total pour le premier semestre s’élève à 120 000 GH₵, soit toujours insuffisant pour couvrir les besoins opérationnels d’un réseau de 66 bureaux. Le commissaire a souligné que sans ressources adéquates, le Département ne pourra pas remplir son mandat constitutionnel, ni répondre aux attentes des citoyens en matière de logement sûr et équitable. Il a conclu en exhortant le gouvernement à allouer des fonds supplémentaires afin de garantir la continuité et l’efficacité du contrôle des loyers à l’échelle nationale.