Le contrat AEE Power au cœur d'une polémique sur la gestion de 37 milliards de francs CFA

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
Le contrat AEE Power au cœur d'une polémique sur la gestion de 37 milliards de francs CFA

Le dossier du projet d'électrification de 1 600 villages, confié à l'entreprise AEE Power, suscite une vive controverse au Sénégal. Tidiane Sall, membre du parti République des valeurs, a publiquement interpellé le ministre de l'Énergie, Abdourahmane Diouf, exigeant des comptes sur l'utilisation de 37 milliards de francs CFA déjà décaissés en juin 2024.

Une avance financière sans exécution des travaux

Le cœur de la discorde repose sur l'absence de démarrage effectif du chantier malgré le versement d'une avance substantielle. Tidiane Sall s'appuie sur une note officielle datée du 26 août 2024, signée par l'ancien ministre Birame Souleye Diop, qui confirmait déjà l'inertie du projet. Cette situation soulève des interrogations majeures sur la gestion des deniers publics et la protection des intérêts de l'État, alors que la relance du marché est aujourd'hui envisagée par les autorités.

Le poids des investigations internationales

L'affaire prend une dimension internationale avec l'implication de partenaires financiers étrangers. Des investigations menées tant en Espagne qu'au Sénégal ont conduit des entités comme Santander et CESCE à suspendre les versements ultérieurs liés à ce contrat. Pour Tidiane Sall, ces signaux d'alerte devraient inciter le gouvernement à privilégier des mesures conservatoires strictes, telles que la mise en demeure de l'entreprise, l'appel des garanties bancaires et le recouvrement des fonds, plutôt que de poursuivre l'exécution du contrat initial.

L'exigence de transparence sur l'intérêt général

Bien que l'interpellation ne formule aucune accusation de malversation personnelle, elle pointe une défaillance dans la reddition des comptes. L'enjeu est désormais de savoir si l'État sénégalais est en mesure de justifier l'utilisation des 37 milliards avant d'engager de nouveaux financements. Le ministre de l'Énergie et la présidence sont ainsi mis face à leurs responsabilités : le recouvrement des fonds et la transparence sur les procédures engagées deviennent, selon l'auteur de la tribune, des conditions préalables indispensables à toute poursuite du projet d'électrification rurale.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.