Le directeur de l'Institut éthiopien de météorologie et le président du GIEC ont exprimé, lors d'une réunion à Addis-Abeba, l'urgence de renforcer les outils climatiques du continent et d'établir un consensus sur le calendrier du septième rapport d'évaluation du groupe d'experts.
Appel à un renforcement des capacités météorologiques en Afrique
Dr Fetene Teshome, à la tête de l'Institut éthiopien de météorologie, a souligné que les systèmes de prévision et d’observation du climat restent insuffisamment développés pour faire face aux aléas croissants. Selon lui, investir dans la formation, les réseaux de stations et les technologies de suivi est indispensable pour améliorer la capacité des pays africains à anticiper les phénomènes extrêmes et à protéger les populations.
Le GIEC veut un calendrier commun pour son septième rapport
De son côté, Dr Jim Skea, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, a exhorté les États membres à s’accorder rapidement sur les échéances du prochain rapport d’évaluation. Un consensus sur le timing permettrait d’harmoniser les travaux de recherche, de garantir la disponibilité des données et d’offrir aux décideurs africains des repères fiables pour leurs politiques d’atténuation et d’adaptation.
Implications pour les politiques publiques africaines
Ces deux prises de parole convergent vers un même objectif : offrir aux gouvernements un socle scientifique solide pour élaborer des stratégies de résilience. Un renforcement des capacités météorologiques pourrait, par exemple, améliorer la gestion des sécheresses et des inondations, tandis qu’un rapport du GIEC publié selon un calendrier clair fournirait des scénarios climatiques actualisés, essentiels à la planification des infrastructures et à la sécurisation des moyens de subsistance.
Enjeux de coopération régionale et internationale
Le contexte d’Addis-Abeba montre que la question climatique dépasse les frontières nationales. La coordination entre les institutions africaines de météorologie et les instances mondiales comme le GIEC apparaît comme un levier pour mobiliser financements, partager des données et aligner les priorités de recherche. La communauté internationale est invitée à soutenir ces initiatives, notamment via des programmes de renforcement des capacités et des contributions au processus d’évaluation du GIEC.