Le Conseil national de la jeunesse (CNJ) a annoncé, lors d’une veillée à Kinshasa, son intention de poursuivre le projet cycliste « Pedals for Peace » lancé par le regretté Miguel Masaisai, et de créer une compétition annuelle en son nom afin de maintenir le message de paix auprès des jeunes Congolais.
Un engagement officiel du CNJ lors d’une veillée à Kinshasa
Le samedi 26 septembre, le président du CNJ, Claude Mbuyi, a pris la parole devant les proches du défunt, les fédérations de jeunesse et plusieurs autorités. Il a rappelé le décès de Miguel Masaisai le 18 septembre dans un accident de la circulation près de Kabos, à la frontière camerounaise, et a souligné que la mort du cycliste ne devait pas mettre un terme à son ambition de parcourir l’Afrique à vélo pour porter un message de paix.
Vers une compétition annuelle dédiée à Miguel Masaisai
Claude Mbuyi a invité la Fédération congolaise de cyclisme à instituer, chaque septembre, une épreuve officielle baptisée « Miguel Masaisai ». Cette course, prévue pour rassembler les jeunes cyclistes, viserait à perpétuer les valeurs de solidarité, de dialogue et de non‑violence véhiculées par le projet. Le président du CNJ a insisté sur le rôle éducatif de cette manifestation, qui pourrait devenir un repère annuel pour la jeunesse congolaise.
Conservation des symboles du périple et soutien institutionnel
Le CNJ a également annoncé que le vélo, le casque et la tunique utilisés par Masaisai lors de son périple seraient confiés au Musée national ou au Mémorial du Génocoste, afin de préserver ces objets comme témoins d’un engagement citoyen. Mbuyi a salué l’implication des ministres chargés des Sports, de la Jeunesse et de la Communication dans le rapatriement de la dépouille du cycliste, soulignant la coopération inter‑institutionnelle autour de cet hommage.
Le projet « Pedals for Peace » : du Nord‑Kivu à Rabat, un message continental
Lancé à Goma, dans le Nord‑Kivu (RDC), le projet prévoyait de relier la ville à Rabat, au Maroc, en traversant plusieurs pays africains. L’itinéraire devait symboliser l’unité du continent et offrir une plateforme de dialogue entre les nations. La mort de Masaisai, survenue alors qu’il s’apprêtait à rejoindre le Cameroun avant le Maroc, n’a pas altéré la portée symbolique du trajet, qui continue d’inspirer les acteurs du sport et de la société civile à mobiliser le cyclisme comme vecteur de paix.