Le Conseil de sécurité de la région de l'Est (REGSEC) a ordonné la fermeture temporaire des lycées Okuapeman (OKUASS) et Mount Sinai, situés dans la municipalité d'Akuapem North. Cette décision fait suite à des affrontements violents survenus dans la nuit du 2 septembre 2026, ayant entraîné des destructions matérielles majeures et des blessures parmi les élèves.
Un bilan matériel et humain préoccupant
Les violences, dont l'origine exacte reste à déterminer, ont éclaté aux alentours de 2h00 du matin. Au lycée Okuapeman, six élèves ont été blessés ; si quatre ont pu quitter l'hôpital après des soins, deux demeurent sous surveillance médicale. Les infrastructures scolaires ont également subi des dommages considérables : le studio d'arts visuels, les bureaux des enseignants et sept salles de classe ont été incendiés. Des documents officiels, incluant des certificats et des épreuves d'examen, ont été détruits par les flammes. Au lycée Mount Sinai, les dégâts se concentrent sur le magasin de l'établissement et les sanitaires des garçons.
Une réponse ferme des autorités éducatives et sécuritaires
Face à l'ampleur des dégradations, les autorités ont imposé une évacuation immédiate des campus. Les élèves de Mount Sinai ont dû quitter les lieux dès le 2 septembre, suivis par ceux d'Okuapeman le lendemain. La directrice régionale de l'éducation, le Dr Ivy Asantewaa, a fermement condamné ces actes, assurant que le Service de l'éducation du Ghana (GES) ne protégerait aucun élève impliqué dans ces violences. De son côté, le commandant de police régional, DCOP Owusu-Bempah, a exprimé son indignation face aux attaques visant les forces de l'ordre déployées sur place, promettant des poursuites judiciaires contre les responsables identifiés.
Enjeux de sécurité et intégrité des infrastructures
La ministre de la région de l'Est et présidente du REGSEC, Rita Akosua Adjei Awatey, a déploré cet incident, soulignant le paradoxe entre ces destructions et les efforts gouvernementaux actuels pour moderniser les équipements scolaires à travers le pays. Alors que les enquêtes se poursuivent pour identifier les instigateurs de ces affrontements, les autorités réaffirment leur volonté de restaurer le calme et de garantir que les auteurs des faits répondent de leurs actes devant la justice. Cette fermeture vise avant tout à permettre aux agences de sécurité de mener leurs investigations dans un environnement apaisé, loin des tensions qui ont secoué ces deux établissements.