Le Conseil de la concurrence poursuit son mandat de surveillance en lançant une enquête approfondie sur le marché de l’or et de la bijouterie au Maroc. Parallèlement, l’institution rappelle que le gouvernement n’a jamais demandé de plafonnement des prix des carburants, une prérogative qui reste exclusive à l’exécutif.
Enquête sur le secteur de l’or et de la bijouterie
Ahmed Rahhou, président du Conseil, a confirmé que le marché de l’or fait désormais l’objet d’un examen détaillé. Cette investigation s’inscrit dans la politique de l’institution de scruter les secteurs jugés sensibles pour détecter d’éventuelles pratiques anti‑concurrentielles. Les conclusions de l’enquête seront publiées dans les prochains jours, après analyse des données de production, de distribution et des marges réalisées par les acteurs du secteur.
Suivi du marché des hydrocarbures et position sur le plafonnement des carburants
Le Conseil continue de publier des rapports trimestriels sur les prix et les marges du carburant. Le rapport couvrant le mois de juin, qui comparera les cours nationaux aux références internationales, sera rendu public sous peu. Interrogé sur les appels à l’activation de l’article 4 de la loi sur la liberté des prix, Rahhou a souligné que le Conseil ne possède pas la compétence d’imposer un plafonnement ; seule la décision du gouvernement, éventuellement accompagnée d’un avis du Conseil, peut conduire à une telle mesure. À ce jour, le cabinet d’Aziz Akhannouch n’a formulé aucune demande officielle.
Dossiers complémentaires : assurances et matériaux de construction
Outre l’or et les hydrocarbures, le Conseil a récemment émis un avis sur la réforme du cadre législatif des assurances, suite à une saisine du Premier ministre. Le projet de loi, qui intègre les recommandations du Conseil de 2023, vise à moderniser le quatrième livre du Code des assurances pour favoriser une concurrence plus ouverte. Le même organisme prépare également un avis sur la filière de la brique rouge, après plusieurs analyses sur le ciment et le fer, afin d’alimenter le débat parlementaire sur la compétitivité du secteur de la construction.