Le ministère des Finances de la République démocratique du Congo a annoncé une nouvelle émission d’obligations du Trésor libellées en dollars, visant à lever 100 millions de dollars le 29 septembre 2026. Cette opération s’inscrit dans une série d’adjudications destinées à renforcer les réserves de change et à financer le déficit budgétaire à moyen terme.
Caractéristiques de l’émission du 29 septembre
Les obligations proposées seront d’une durée de deux ans et offriront un taux d’intérêt annuel de 8 %. L’adjudication, prévue pour le mardi 29 septembre, s’adresse aux investisseurs institutionnels et aux banques locales capables d’opérer en devises étrangères. En ciblant le marché domestique, le gouvernement cherche à limiter la dépendance aux financements extérieurs tout en diversifiant ses sources de capitaux.
Rappel de la première adjudication de septembre
Une semaine auparavant, le Congo avait mené une adjudication de Bons du Trésor en dollars, levant 58,03 millions de dollars contre un objectif initial de 30 millions. La demande a atteint 98,07 millions de dollars, soit un taux de couverture de 326,9 %, et le taux d’intérêt appliqué était de 8,25 %. Ce succès a démontré l’appétit des investisseurs pour les titres souverains congolais, même à des rendements relativement élevés.
Programme plus large de mobilisation de ressources
Le calendrier du ministère des Finances prévoit, pour le troisième trimestre 2026, l’émission de Bons du Trésor indexés à hauteur de 300 milliards de francs congolais (CDF). Parallèlement, le gouvernement ambitionne de lever 400 millions de dollars supplémentaires via des Bons et Obligations du Trésor en devises. L’ensemble de ces opérations vise à consolider les réserves de change, à soutenir les dépenses publiques et à préparer les besoins de financement liés aux projets d’infrastructure.
Enjeux macroéconomiques et perspectives
En mobilisant des capitaux en devises sur le marché intérieur, la RDC tente de réduire son exposition aux fluctuations du dollar sur les marchés internationaux et d’atténuer la pression sur le taux de change. Le taux d’intérêt de 8 % reflète à la fois le coût du financement pour l’État et le niveau de risque perçu par les investisseurs. Si la demande reste forte, le gouvernement pourrait envisager de réitérer ce type d’opération, voire d’élargir la maturité des titres pour attirer une base d’investisseurs plus diversifiée.