Le gouvernement de la République démocratique du Congo a présenté un projet d’envergure visant à créer 22 800 km de routes et de voies ferrées afin de désenclaver le pays, d’améliorer la mobilité des populations et de soutenir la dynamique économique nationale.
Un plan ambitieux de 22 800 km de réseaux routiers et ferroviaires
Le ministre d’État chargé des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a indiqué que la première phase du programme cible des axes jugés cruciaux pour la connectivité intérieure. Le dispositif prévoit la construction et la réhabilitation de routes et de lignes de chemin de fer sur l’ensemble du territoire, avec l’objectif de créer un maillage continu capable de soutenir les échanges commerciaux et les déplacements quotidiens.
Les corridors prioritaires : Banana, Lobito et la Paix
Parmi les projets phares figurent les corridors de Banana, de Lobito et de la Paix. Ce dernier comprend la première autoroute nationale, s’étendant sur 1 080 km entre Mbuji‑Mayi et Bukavu, et représente un axe de liaison essentiel entre le centre du pays et l’est. La mise en service de ces corridors doit favoriser l’accès aux zones actuellement difficiles d’accès et ouvrir de nouvelles opportunités pour les acteurs économiques locaux.
Intégration au corridor central et accès au port de Dar‑es‑Salaam
Le ministre a souligné l’importance de raccorder ces trois corridors au corridor central, qui offre une porte d’entrée vers l’Afrique de l’Est via le port tanzanien de Dar‑es‑Salaam. Cette connexion vise à intégrer la RDC au réseau transafricain, facilitant ainsi les flux de marchandises vers les marchés régionaux et internationaux, et renforçant la position du pays comme hub logistique en Afrique centrale.
Partenariat avec la Banque mondiale et perspectives de développement
Le programme s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la Banque mondiale, qui apporte un soutien financier et technique. Les autorités espèrent que ces investissements permettront de réduire durablement l’isolement de plusieurs provinces, d’attirer des investissements privés et de dynamiser la croissance économique du pays. Le suivi de la mise en œuvre et l’évaluation des impacts seront essentiels pour mesurer les retombées sur l’emploi, le commerce et la compétitivité de la RDC à moyen terme.