Le conflit foncier de la famille royale d'Atomaase menace l'unité traditionnelle : appel à la réconciliation

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le conflit foncier de la famille royale d'Atomaase menace l'unité traditionnelle : appel à la réconciliation

Une crise interne secoue la famille royale d'Atomaase, au Ghana, où un membre du clan a saisi la justice pour contester la vente de terres traditionnelles, risquant de fracturer l'unité familiale. Face à cette division, les autorités traditionnelles multiplient les appels à une résolution pacifique, invoquant l'héritage ancestral et la cohésion du groupe.

Un clan uni contre une procédure judiciaire

Samedi, lors d'une conférence de presse organisée dans l'enceinte du palais royal, les membres de la famille Atomaase ont publiquement apporté leur soutien au Twafohene, chef traditionnel de la porte Twafo. Leur objectif : éviter que le différend ne s'envenime par la voie judiciaire. Les terres en question, vendues par le Twafohene, auraient servi à financer des projets de développement pour le palais royal, selon les déclarations des responsables.

La reine mère défend l'autorité traditionnelle

Nana Ama Oswusuaa Gyeduaa II, reine mère de la porte Twafo, a salué le rôle unificateur du Twafohene, rejetant toute idée de malversation. « Il n'a commis aucune faute. Au contraire, il a renforcé notre unité et permis la construction d'un palais plus digne pour toute la famille », a-t-elle affirmé. Elle a vivement critiqué la décision de Joseph Adom, membre du clan, de saisir les tribunaux, privilégiant une résolution interne.

L'appel à l'apaisement des chefs traditionnels

L'Abusuapanin, chef de famille, a révélé avoir tenté à plusieurs reprises de régler le conflit en interne, sans succès. « J'ai appelé, supplié, mais Joseph Adom a choisi la voie du tribunal plutôt que le dialogue familial. Cela me brise le cœur », a-t-il déclaré. De son côté, l'Obaapanin, Nana Abena Kyeremaa, a insisté sur l'urgence de préserver la paix : « Nous sommes du même sang, assis sous le même toit ancestral. Assez de divisions. Résolvons cela à la maison, comme le faisaient nos ancêtres. »

Une issue incertaine malgré les pressions

Le recours de Joseph Adom reste pour l'instant en suspens devant les tribunaux. Aucune réponse publique de sa part n'a été enregistrée à ce jour concernant l'appel de la famille à un règlement à l'amiable. La situation met en lumière les tensions entre justice coutumière et recours aux institutions étatiques dans la gestion des affaires traditionnelles.

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