Le mois de septembre 2026 marque un tournant sanglant dans le conflit russo-ukrainien, avec plus de 50 000 soldats russes mis hors de combat, dont 28 000 décès. Ce bilan mensuel, le plus lourd enregistré depuis le début de l'année, souligne l'intensité des affrontements dans le Donbass et l'échec des ambitions territoriales immédiates de Moscou dans cette zone stratégique.
Un pic d'attrition sans précédent en 2026
Les données communiquées par un responsable de l'OTAN confirment une accélération drastique des pertes humaines au sein des rangs russes. Si l'État-major ukrainien estime ces pertes à 46 230 hommes, les chiffres de l'Alliance atlantique dépassent le seuil des 50 000, marquant une augmentation de près de 46 % par rapport aux statistiques de janvier 2026. En comparaison, les pertes ukrainiennes pour la même période sont évaluées à 5 000 combattants, illustrant un déséquilibre marqué dans le coût humain de cette phase du conflit.
L'échec de l'offensive russe dans le Donbass
Ce bilan record est directement lié à la résistance ukrainienne face à l'Opération Vivaldi, une manœuvre russe visant à conquérir la « ceinture de forteresses » incluant Sloviansk, Kramatorsk, Druzhkivka et Kostiantynivka. L'objectif du Kremlin était d'encercler Kramatorsk pour parachever le contrôle du Donbass. Toutefois, les forces de Kiev ont réussi à faire dérailler cette stratégie, reprenant 176 km² de territoire et infligeant des pertes massives aux unités russes engagées dans cette offensive.
Stratégie de paralysie et perspectives de mobilisation
Pour Kiev, l'attrition de l'adversaire demeure un levier central pour freiner l'effort de guerre russe. L'objectif, fixé par l'ancien ministre de la Défense Mykhailo Fedorov, consistait à neutraliser 50 000 soldats russes par mois afin de paralyser les capacités opérationnelles du Kremlin. Depuis le début de l'invasion en février 2022, les pertes russes cumulées atteindraient désormais 1 552 840 hommes. Face à cette hémorragie, les renseignements ukrainiens indiquent que Moscou envisagerait de mobiliser 300 000 hommes supplémentaires pour les années 2026 et 2027, signe que le commandement russe cherche à compenser ses pertes massives par un renouvellement constant de ses effectifs.