La troisième édition du Concours national d'éloquence, organisée par l'Association des Leaders pour un Tchad Prospère (AL-TCHAD), a franchi une étape décisive lors des quarts de finale tenus le 12 septembre 2026 à l'ONAMA. Cet événement, qui réunit des institutions académiques et professionnelles, souligne l'importance croissante de la maîtrise de la parole et de la pensée critique au sein de la jeunesse tchadienne.
Exigence de précision et profondeur argumentative
Au-delà de la simple joute verbale, le jury a placé la rigueur intellectuelle au cœur de la compétition. Lors des débats portant sur des thématiques sociales, comme la nature du mensonge ou le rapport entre argent et bonheur, les experts ont insisté sur la nécessité de définir précisément les concepts avant toute argumentation. Cette exigence vise à éviter les généralisations hâtives, notamment sur des sujets complexes où la nuance est indispensable pour construire un discours solide et crédible.
La persuasion comme levier de conviction
Les échanges ont mis en exergue une distinction fondamentale entre la volonté de vaincre son adversaire et celle de convaincre son auditoire. En s'appuyant sur des principes de rhétorique classique, le jury a encouragé les candidats à privilégier la pédagogie et l'accessibilité de leurs propos. L'adaptation du discours au public, incluant une gestion fine des références culturelles et symboliques, a été identifiée comme un facteur clé pour transformer une simple démonstration en un véritable outil d'influence et de persuasion.
Performance des institutions en lice
Les résultats des quarts de finale reflètent la compétitivité des établissements participants. La Chambre de Commerce a su s'imposer face à l'ISCAM avec une note de 15,46/20, tandis que l'ENASTIC a remporté son duel contre l'ENSTP avec un score de 16,46/20. Ces performances témoignent d'une maturité croissante des candidats dans le traitement des questions de société. La poursuite de la compétition ambitionne désormais de renforcer davantage la qualité de la structuration des idées et l'aisance oratoire des futurs leaders tchadiens.