Le complexe pénitentiaire de Sekondi forme ses agents à la langue des signes ghanéenne pour une prison plus inclusive

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le complexe pénitentiaire de Sekondi forme ses agents à la langue des signes ghanéenne pour une prison plus inclusive

Le complexe pénitentiaire de Sekondi a organisé un stage de deux jours en langue des signes ghanéenne destiné aux agents de trois établissements pénitentiaires, afin d’améliorer la communication avec les détenus malentendants et de favoriser un environnement carcéral plus inclusif.

Un programme de formation ciblé

Le cours, animé par un enseignant de l’École des Sourds de Sekondi, a réuni des gardiens du camp pénitentiaire d’Ekuasi, de la prison centrale de Sekondi et de la prison féminine du même site. Sur deux journées, les participants ont reçu les bases de la langue des signes ghanéenne (GhSL) ainsi que des exercices pratiques pour maîtriser les expressions courantes et les gestes essentiels au dialogue quotidien.

Des compétences immédiatement applicables

Les séances pratiques ont permis aux officiers d’expérimenter des scénarios typiques rencontrés dans leurs fonctions : expliquer des consignes, répondre à des demandes de soins ou simplement échanger avec des détenus sourds. À l’issue de la formation, chaque participant a reçu un certificat attestant de sa capacité à communiquer en GhSL, un outil que les autorités pénitentiaires espèrent voir intégré dans les procédures quotidiennes.

Vers une prison plus inclusive

Les agents formés ont déclaré que l’apprentissage de la langue des signes leur offrait des moyens concrets pour réduire les barrières de communication, souvent source de malentendus et de tensions. Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée du système carcéral ghanéen de renforcer l’inclusion des personnes handicapées, en veillant à ce que les détenus malentendants puissent accéder aux services et à l’assistance nécessaires sans discrimination.

Perspectives et enjeux futurs

Si le programme est jugé satisfaisant, les responsables envisagent d’étendre la formation à d’autres établissements pénitentiaires du pays et d’intégrer la GhSL dans les cursus de formation initiale des nouveaux agents. Une telle généralisation pourrait contribuer à établir une norme de communication inclusive au sein du système judiciaire, améliorant ainsi la prise en charge des personnes handicapées et renforçant la cohésion sociale au sein des établissements pénitentiaires.

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