Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, Dahid Ould El‑Qassem, a accueilli mardi Cheikh Ahmed Ould Zahaf, président du Mécanisme national de prévention de la torture, afin de réévaluer le partenariat existant et d’envisager de nouvelles pistes pour protéger les personnes privées de liberté.
Objectifs de la rencontre et cadre institutionnel
Les deux responsables ont d’abord fait le point sur l’état actuel de la collaboration entre la Commission et le Mécanisme. Cette dernière, créée pour inspecter les établissements pénitentiaires, suivre les conditions de détention et formuler des recommandations, joue un rôle clé dans le système de contrôle des droits humains en Mauritanie. Le Commissaire a rappelé l’importance de respecter l’indépendance du Mécanisme tout en assurant un dialogue continu, condition sine qua non d’une action efficace contre les mauvais traitements.
Engagements pour la prévention de la torture et la protection des détenus
Au cours de l’échange, le Commissaire a souligné la volonté du Commissariat de soutenir les observations du Mécanisme, notamment celles visant à améliorer les conditions de vie dans les lieux de détention. Il a insisté sur le fait que les recommandations émises par le Mécanisme constituent des leviers essentiels pour orienter les réformes législatives et administratives. De son côté, le président du Mécanisme a salué l’ouverture du Commissaire à une coopération plus étroite, considérant cela comme un facteur de renforcement de la coordination entre les institutions nationales de défense des droits humains.
Perspectives de suivi et de coopération régionale
Les deux parties ont convenu de mettre en place un dispositif de suivi des recommandations, incluant l’échange d’expériences avec d’autres mécanismes nationaux, ainsi que les instances internationales et régionales de droits de l’homme. Cette approche vise à garantir que les mesures adoptées soient à la fois cohérentes avec les standards internationaux et adaptées aux réalités locales. La réunion s’est déroulée en présence de plusieurs cadres du Commissariat, témoignant de l’importance accordée à ce dialogue institutionnel pour la consolidation des garanties relatives aux personnes privées de liberté.