Face à une recrudescence des défis sécuritaires, le commandement de la police de l'État du Plateau a durci sa stratégie opérationnelle. En combinant renseignement, patrouilles ciblées et coopération communautaire, les autorités cherchent à neutraliser les réseaux criminels actifs dans plusieurs zones sensibles de la région.
Des saisies d'armes et des arrestations ciblées
Le commissaire de police, Ayodeji Faniyan, a confirmé le succès de plusieurs interventions récentes visant à démanteler des réseaux de délinquance. Dans les zones de gouvernement local de Jos South, Bokkos et Bassa, les forces de l'ordre ont procédé à l'arrestation de plusieurs suspects. Ces opérations ont permis la saisie d'armes à feu de fabrication artisanale, notamment des pistolets et des munitions, ainsi que des armes blanches. Parallèlement, des raids menés à Angwan Rogo ont conduit à la saisie de substances illicites, marquant une volonté de la police de priver les éléments criminels de leurs bases arrière et de leurs moyens d'action.
Une réponse sécuritaire coordonnée
La stratégie actuelle repose sur une collaboration inter-agences renforcée. Des opérations conjointes, impliquant l'armée, les services de sécurité de l'État et le corps de défense civile, ont été déployées dans les zones de Mangu, Barkin Ladi, Riyom et Bokkos. Cette démonstration de force vise non seulement à sécuriser les communautés vulnérables, mais aussi à restaurer la confiance des populations locales. Le commissaire Faniyan a souligné que ces actions sont complétées par une surveillance accrue des points chauds et des repaires identifiés, où des affrontements avec des groupes armés ont déjà été signalés.
Engagement communautaire et éthique professionnelle
Au-delà de la répression, le commandement mise sur le dialogue avec les chefs traditionnels et les résidents pour améliorer la collecte de renseignements. Cette approche de police de proximité s'accompagne d'une exigence de rigueur interne : les agents ont reçu des directives strictes pour garantir le respect des droits humains, la discipline et l'intégrité dans l'exercice de leurs fonctions. Dans un geste de soutien aux forces de l'ordre, le commandement a également procédé au versement de 25,82 millions de nairas aux familles de 22 policiers décédés en service, soulignant ainsi l'engagement de l'institution envers son personnel et ses missions de protection des citoyens.