L'Inspecteur général de la police ghanéenne a ordonné une enquête interne après la multiplication des signalements concernant des pratiques illicites sur l'axe routier stratégique reliant Aflao à Accra. Ces allégations de harcèlement et d'extorsion, visant directement des commerçants locaux, menacent la fluidité des échanges commerciaux sur ce corridor majeur.
Une hiérarchie policière sommée de réagir
Face à l'ampleur des critiques, l'Inspecteur général de la police a convoqué le commandant régional de la Volta pour exiger des explications immédiates. En réponse, ce dernier a réuni l'ensemble des commandants de division et de district pour le 2 septembre 2026. Cette rencontre vise à définir des mesures correctives strictes pour mettre fin aux comportements dénoncés par les usagers de la route.
Le mode opératoire des contrôles routiers en question
Les tensions se cristallisent autour de plusieurs points de contrôle, notamment au niveau de la barrière de Tokor, du péage d'Ativuta et de la jonction Weta–Afiadenyigba. Selon les témoignages relayés par une vidéo devenue virale, des agents de police exigeraient systématiquement des reçus pour les marchandises transportées, imposant des amendes arbitraires ou des extorsions de fonds aux commerçants incapables de fournir ces justificatifs. L'Association conjointe des syndicats de transport portuaire (JAPTU) a officiellement alerté la haute hiérarchie, précisant que le problème ne réside pas dans la présence des checkpoints, mais dans les méthodes d'intimidation et les retards injustifiés imposés aux transporteurs.
Un enjeu de compétitivité pour le commerce national
La direction de la police ghanéenne a reconnu la gravité de la situation, soulignant que ces pratiques contreviennent aux efforts déployés par les autorités portuaires et les autorités de régulation des expéditeurs pour promouvoir les corridors de transit du pays. Ces institutions travaillent activement à renforcer l'attractivité des ports ghanéens auprès des pays voisins pour stimuler la croissance économique. Pour restaurer la confiance, une équipe d'inspection a été mise en place afin d'identifier les agents impliqués. La police a assuré que des sanctions disciplinaires seront appliquées dès lors que les faits seront formellement établis.