Le comité de gestion de La Pleasure Beach a introduit une action en justice contre deux groupes hôteliers et le fonds de sécurité sociale SSNIT, dénonçant la destruction de son bureau et de ses installations le 2 octobre 2026. Le litige porte sur la légitimité de la gestion du littoral et sur la légalité de l'intervention des forces de sécurité.
Autorité du comité de gestion depuis 2022
Selon le dossier déposé au tribunal de Haute Cour d'Accra, le comité de gestion a été créé à la suite d’une ordonnance de la Cour d’appel du 21 juillet 2022, qui a dissous le comité intérimaire mis en place par la Haute Cour en avril 2013. Le président du comité, Stanley Anyetei Nunoo, affirme que depuis cette date le comité exerce les fonctions de gestion du front de mer, notamment l’émission de licences aux opérateurs, la régulation des activités et la perception des revenus générés par le site.
Démolition présumée et rôle des forces de sécurité
Le texte de la plainte indique que, aux premières heures du 2 octobre 2026, des agents de la Police du Ghana et des forces armées sont entrés sur le site de La Pleasure Beach et ont rasé le bureau du comité ainsi que d’autres structures autorisées. Le rapport mentionne la destruction ou le retrait d’équipements, de meubles, de dossiers et d’autres biens, ainsi que le déplacement du personnel et des opérateurs licenciés, entraînant une interruption des activités du comité et des entreprises dépendantes.
Le comité soutient que l’opération a été menée sans mandat judiciaire, sans ordonnance de la cour et sans aucune notification préalable, ce qui rendrait la démolition illégale au regard du droit ghanéen.
Réactions du SSNIT et revendications des hôtels
Le même jour, le SSNIT a publié un communiqué affirmant avoir sollicité l’intervention du Secrétariat du Conseil de sécurité nationale face à ce qu’il qualifie d’occupation illégale, d’empiètement et d’activités non autorisées le long du front de mer adjacent aux hôtels Labadi Beach et La Palm Royal Beach. Le fonds indique que les deux hôtels font partie de son portefeuille d’investissements et qu’il a la responsabilité de protéger ces actifs au bénéfice des contributeurs et des retraités.
Le comité, toutefois, reproche aux hôtels – Hotel Investments (Ghana) Limited et La Palm Beach Hotel Limited – de ne détenir aucun droit de propriété ou de possession sur La Pleasure Beach, hormis une licence d’accès accordée par le comité lui‑même.
Enjeux juridiques et attentes du tribunal
Dans sa requête, le comité demande au tribunal de reconnaître officiellement son autorité de gestion, de déterminer la légalité de la démolition et d’établir la responsabilité éventuelle des hôtels et du SSNIT dans l’opération. La décision du tribunal devra clarifier les droits respectifs des parties sur le littoral, les procédures à suivre pour toute intervention future et les réparations éventuelles pour les pertes subies par le comité et les opérateurs licenciés.