Le Collectif Sunu 37 Milliards presse l'État sénégalais de mobiliser une garantie de 40 milliards dans l'affaire ASER

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 55 lectures
Le Collectif Sunu 37 Milliards presse l'État sénégalais de mobiliser une garantie de 40 milliards dans l'affaire ASER

Le dossier de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) connaît un nouveau rebondissement après les récentes déclarations de son ancien directeur général, Jean Michel Sène. Le Collectif Sunu 37 Milliards interpelle désormais les autorités étatiques pour qu'elles exigent la mobilisation immédiate d'une garantie de 40 milliards de francs CFA, censée couvrir le financement d'un projet d'électrification resté, selon eux, sans exécution concrète sur le terrain.

L'exigence de mobilisation de la garantie financière

Au cœur des préoccupations du Collectif figure l'existence d'une garantie de 40 milliards de francs CFA liée au financement du projet AEE Power EPC. Pour les membres du mouvement, cette somme représente un levier crucial pour débloquer la situation. Ils pressent l'État du Sénégal de passer à l'action en engageant les démarches nécessaires pour rendre ces fonds disponibles. L'objectif est clair : permettre enfin le démarrage effectif des travaux d'électrification rurale, dont l'absence pénalise directement les populations locales.

Les zones d'ombre sur la gestion des fonds

Le Collectif s'interroge vivement sur la posture de l'ancien directeur général de l'ASER, Jean Michel Sène. Ses explications sur le circuit des fonds, estimés à 37 milliards de francs CFA, soulèvent des questions sur la destination réelle de cet argent, perçu par l'entreprise espagnole AEE Power sans que les infrastructures promises ne soient sorties de terre. La défense systématique de l'entreprise par l'ancien responsable de l'agence, alors que celle-ci est en conflit avec l'État, suscite des interrogations sur les motivations réelles et les intérêts en jeu dans ce dossier.

Le rôle attendu du Pôle judiciaire financier

Face à ces nouveaux éléments, le Collectif appelle le Pôle judiciaire financier (PJF) à une vigilance accrue. Rappelant l'ouverture d'une information judiciaire pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d'association de malfaiteurs et de faux et usage de faux, le mouvement insiste sur la nécessité d'une enquête approfondie. Il demande au PJF d'auditionner toutes les parties prenantes, de retracer précisément les flux financiers et d'établir les responsabilités individuelles. Pour le Collectif, la reddition des comptes est devenue une urgence absolue pour clore ce chapitre et garantir la transparence dans la gestion des projets publics.

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