Le collectif Ñoo Lank maintient la pression politique après le rejet de son recours par la Cour suprême

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
Le collectif Ñoo Lank maintient la pression politique après le rejet de son recours par la Cour suprême

La chambre administrative de la Cour suprême a déclaré irrecevable la requête déposée par le collectif « Ñoo Lank » concernant le calendrier des élections locales. Si cette décision judiciaire clôt un volet procédural, le collectif réaffirme sa détermination à poursuivre une mobilisation politique pour dénoncer ce qu'il qualifie de violation des impératifs légaux par l'exécutif.

La compétence exclusive de l'exécutif confirmée

Le juge des référés a fondé sa décision sur une lecture stricte de la séparation des pouvoirs. En s'appuyant sur l'article L.63 du Code électoral, la Cour a estimé que la fixation de la date des élections et la convocation du corps électoral relèvent exclusivement du pouvoir réglementaire du président de la République. Par conséquent, la juridiction a refusé de s'immiscer dans une prérogative qui appartient au chef de l'État, rendant la requête du collectif irrecevable au regard du droit administratif.

Une stratégie d'alerte citoyenne

Pour Malal Diallo, secrétaire général de « Ñoo Lank », l'issue de cette procédure n'est pas une surprise. Le collectif, qui se définit comme une organisation de la société civile et non comme un acteur politique en lice, soutient que sa démarche visait avant tout à interpeller l'opinion publique. Selon ses membres, le non-respect des délais légaux pour l'organisation du scrutin constitue une entorse aux règles démocratiques, alors que le mandat des conseils locaux, débuté le 23 janvier 2022, doit impérativement s'achever au plus tard le 23 janvier 2027.

Le basculement vers le terrain politique

Bien que le collectif reconnaisse que la bataille juridique soit perdue, il refuse de désarmer. Le responsable de « Ñoo Lank » a clairement indiqué que le combat se déplace désormais sur le plan politique. En contestant la légitimité du calendrier électoral actuel, le collectif entend maintenir une pression constante sur les autorités. Cette séquence illustre la persistance des tensions autour de la gouvernance électorale et le rôle croissant des organisations de la société civile dans le contrôle de l'action publique au Sénégal.

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