Le collectif citoyen Noo Lank a officiellement interpellé le Premier ministre sénégalais concernant l'échéance de sa Déclaration de politique générale (DPG). Cette démarche vise à garantir le respect strict des délais constitutionnels et réglementaires qui encadrent la présentation de la feuille de route gouvernementale devant la représentation nationale.
Le compte à rebours constitutionnel
En s'appuyant sur l'article 55 de la Constitution et l'article 109 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, le collectif rappelle que la DPG doit impérativement se tenir dans un délai de trois mois suivant l'installation du Gouvernement. Étant donné que l'exécutif est entré en fonction le 1er juin 2026, la date butoir est fixée au 1er septembre 2026. Noo Lank souligne qu'en tenant compte de l'obligation légale d'informer les députés au moins huit jours à l'avance, le Premier ministre est tenu de notifier la date de son passage au Parlement au plus tard le 23 août.
Exigences de transparence économique
Au-delà du respect du calendrier, le collectif insiste sur la nécessité d'obtenir des éclaircissements sur des dossiers cruciaux pour les ménages sénégalais. Les attentes portent prioritairement sur la maîtrise du pouvoir d'achat, la gestion des subventions énergétiques et la transparence entourant les crédits spéciaux. Pour Noo Lank, cette séquence parlementaire doit marquer une rupture avec les postures politiques au profit d'une présentation rigoureuse de la trajectoire économique et sociale du pays, étayée par des données chiffrées précises.
Gestion des risques et audit des ressources
Le collectif place également la question des inondations au cœur de ses exigences. Il réclame une reddition de comptes sur l'exécution du Plan ORSEC, incluant un audit détaillé des moyens financiers et logistiques déployés. L'objectif est d'évaluer l'efficacité réelle des interventions publiques face aux aléas climatiques récurrents. En exigeant cette transparence, Noo Lank cherche à transformer cet exercice protocolaire en un véritable levier de contrôle parlementaire sur l'action gouvernementale et l'utilisation des deniers publics.