Le Collectif Hangar Pèlerin interpelle le chef de l'État face à l'impasse foncière

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
Le Collectif Hangar Pèlerin interpelle le chef de l'État face à l'impasse foncière

Le Collectif des détenteurs de titres du lotissement « Hangar Pèlerin » a officiellement interpellé le président Bassirou Diomaye Faye pour débloquer une situation foncière devenue critique. Après plusieurs années d'attente et des promesses administratives non tenues, ces citoyens réclament désormais des mesures concrètes pour sécuriser leurs investissements et mettre fin à une précarité financière croissante.

Des engagements administratifs restés sans suite

Le dossier Hangar Pèlerin est marqué par une succession de délais dépassés. Malgré des correspondances adressées au ministère des Finances et au président de la République entre 2024 et 2025, aucune solution définitive n'a été actée. Le Collectif souligne notamment l'échéance du 12 mars 2025, lors de laquelle le Conseil des ministres avait pourtant annoncé la clôture du processus de vérification du site pour fin juin 2025. Cette absence de dénouement, couplée aux récentes auditions parlementaires sur les défaillances foncières, alimente une inquiétude grandissante parmi les familles concernées.

L'impact économique sur les familles de bonne foi

Loin de la spéculation foncière, les membres du Collectif insistent sur la nature de leur engagement : il s'agit de citoyens ayant investi leurs économies, parfois via des prêts bancaires, dans l'espoir d'accéder à la propriété. Cette immobilisation prolongée des ressources financières fragilise la stabilité économique et morale des ménages. Le Collectif dénonce une situation où les projets de vie restent suspendus, transformant ce qui devait être un accès au logement en un fardeau financier durable.

Mobilisation citoyenne pour une résolution rapide

Face à l'enlisement du dossier, le Collectif a annoncé le lancement d'une série d'actions de sensibilisation et de mobilisation citoyenne. L'objectif est de porter cette problématique sur la place publique nationale et internationale pour accentuer la pression sur les autorités compétentes. Les représentants demandent l'ouverture immédiate d'un cadre de concertation formel, assorti d'un calendrier précis. Tout en réaffirmant leur volonté de dialogue, ils soulignent que la dignité des familles impactées dépend désormais de la capacité de l'État à traduire ses orientations en actes administratifs tangibles.

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