Le collectif des victimes de Bétharram, regroupant plus de 200 anciens élèves, a fait part de sa profonde déception après le refus du Vatican d'accorder une audience à une délégation de ses membres lors du prochain déplacement du pape Léon XIV en France. Cette décision intervient alors que le groupe sollicitait un entretien formel depuis juillet 2025 afin de présenter des propositions concrètes pour la protection et la réparation des victimes.
Une demande d'échange restée sans suite
Depuis plus d'un an, le collectif multiplie les démarches pour obtenir un temps d'échange avec le souverain pontife. La requête, renouvelée en mai 2026, se voulait sobre : quelques minutes pour prier, recevoir une bénédiction et remettre en main propre cinq axes de travail visant à prévenir les violences au sein de l'institution ecclésiale. Pour les membres du collectif, ce refus est perçu comme une fin de non-recevoir à une main tendue, malgré la gravité des faits dénoncés au sein de l'établissement de Bétharram.
Le programme du pape à Lourdes
La visite du pape Léon XIV en France, prévue du 25 au 28 septembre 2026, prévoit une étape marquante à Lourdes le 27 septembre. Si le Vatican a officiellement inscrit à l'agenda une rencontre privée avec des personnes victimes de violences sexuelles dans l'Église, les modalités précises de cet échange demeurent floues. Selon les autorités vaticanes, le format de cette rencontre sera co-construit avec les victimes elles-mêmes, une approche qui ne semble pas satisfaire les attentes spécifiques du collectif de Bétharram.
Un contexte de visite sous haute tension
Le déplacement du pape Léon XIV en France s'articule autour d'un calendrier dense, incluant des rencontres institutionnelles avec le président Emmanuel Macron, des interventions à l'Unesco et des célébrations publiques à Paris. Le voyage s'achèvera en Moselle, sur les traces de Robert Schuman. La gestion de la question des violences sexuelles, au cœur des préoccupations de nombreuses associations, reste un point de vigilance majeur pour l'opinion publique et les organisations de défense des droits, alors que l'Église catholique cherche à réaffirmer sa position sur ces enjeux de société cruciaux.