Le cheikh Sani Yahaya Jingir, président de la JIBWIS, a profité d'un symposium national à Jos pour clarifier sa position sur le vivre-ensemble au Nigeria. Il a fermement rejeté les accusations de sectarisme, appelant les dirigeants politiques à placer la justice et l'équité au cœur de leur action publique.
Une mise au point sur le dialogue interreligieux
Au cœur des critiques après des propos tenus lors d'une cérémonie de mariage collectif à Kano, le cheikh Jingir a tenu à dissiper les malentendus. Il a réaffirmé que ses déclarations antérieures ne visaient en aucun cas à promouvoir l'hostilité envers les communautés chrétiennes ou non-musulmanes. Selon lui, l'Islam impose une responsabilité morale stricte envers les citoyens d'autres confessions, soulignant que l'injustice commise à l'encontre de quiconque, quelle que soit sa foi, engage la responsabilité des musulmans.
L'exigence d'impartialité pour les décideurs politiques
Lors de cet événement axé sur la participation politique et la justice sociale, le leader religieux a adressé un message direct au président Bola Ahmed Tinubu ainsi qu'aux gouverneurs des États. Il a exhorté ces derniers à s'affranchir des affiliations partisanes, ethniques ou religieuses dans l'exercice de leurs fonctions. Pour le cheikh, la légitimité d'un dirigeant repose sur sa capacité à traiter chaque citoyen nigérian avec la même équité, sans favoritisme ni discrimination, garantissant ainsi le respect des droits fondamentaux de tous.
La liberté de choix comme pilier démocratique
Au-delà de la gouvernance, le cheikh Jingir a insisté sur le droit inaliénable de chaque citoyen à exprimer ses préférences politiques librement. Il a rappelé que le processus électoral doit permettre à chacun de soutenir le candidat de son choix sans crainte de représailles ou de pressions. Cette liberté de vote est présentée comme un élément essentiel pour renforcer la cohésion nationale.
Le lien entre stabilité et développement
En conclusion, le président de la JIBWIS a lié la prospérité du Nigeria à la qualité de son climat social. Il a rappelé que le développement durable est impossible dans un pays marqué par l'insécurité et les divisions internes. En appelant à une coexistence pacifique entre les divers groupes ethniques et religieux, il souligne que la stabilité nationale demeure la condition sine qua non de tout progrès économique et social pour le pays.