Le Cheikh Bass précise que la remise de passeports diplomatiques aux chefs religieux dépend du Président, pas de son rôle d’intermédiaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le Cheikh Bass précise que la remise de passeports diplomatiques aux chefs religieux dépend du Président, pas de son rôle d’intermédiaire

Le Cheikh Bassirou Abdou Khadre a rappelé que la distribution de passeports diplomatiques aux chefs religieux ne fait pas partie de ses prérogatives en tant que médiateur entre l’État et le Khalife. Il a souligné que cette responsabilité incombe au Président de la République, qui signe les demandes présentées par les autorités religieuses.

Un appel du Khalife à l’État contre la « charrette droguée » à Touba

Suite à l’émission d’un ndigël (décret) par le Serigne Mountakha, appelant le gouvernement à lancer une campagne contre le phénomène de la « charrette droguée » à Touba, le Cheikh Bass a profité de l’occasion pour aborder la question des passeports diplomatiques. Cette intervention s’inscrit dans le cadre plus large des relations entre le pouvoir politique sénégalais et les institutions religieuses.

Le rôle limité du Cheikh Bass dans la délivrance de passeports diplomatiques

Selon le Cheikh Bass, la recherche de passeports diplomatiques pour des individus ne relève pas de ses attributions. « Pour en disposer, il faut être un diplomate », a-t-il déclaré, rappelant que les chefs d’État successifs ont chacun accordé ce privilège à certains. Il a précisé que le Khalife lui avait demandé de transmettre au Président Diomaye une requête de concessions pour les chefs religieux souhaitant obtenir ces documents, notamment pour des soins à l’étranger ou des visites de disciples.

Le Président Diomaye accepte les demandes et le Cheikh Bass appelle à plus de sollicitude

Le Président Diomaye a indiqué qu’il signait toutes les demandes qui lui étaient soumises dans ce domaine, qualifiant la mesure de « faveur » consentie par les autorités. Le Cheikh Bass a toutefois exhorté les responsables à faire preuve de davantage de sollicitude, arguant que les chefs religieux ne sont pas de simples citoyens et méritent un traitement différencié. Cette position met en lumière les tensions entre l’égalité devant la loi et les privilèges accordés à certaines figures religieuses.

Enjeux pour la gouvernance et la perception publique

Cette clarification du Cheikh Bass soulève plusieurs questions pour la gouvernance sénégalaise : comment concilier le respect des institutions religieuses avec les principes de neutralité de l’État ? Et dans quelle mesure les privilèges accordés aux chefs religieux, comme les passeports diplomatiques, influencent la confiance des citoyens dans l’équité des services publics ? Le débat reste ouvert, notamment à la lumière des préoccupations sanitaires et sécuritaires liées à la situation à Touba.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.